(Agence Ecofin) - Le président de la BPCE, François Pérol risque cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende suite à une plainte déposée par les syndicats qui estiment que l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy a joué un rôle clé dans la fusion des deux établissements bancaires (Caisses d'épargne et Banque fédérale des Banques populaires, NDLR) avant d'en devenir le dirigeant, a rapporté le 24 mars le site internet Mediapart. Cet agissement constitue, selon les plaignants, « une prise illégale d'intérêt ».
Des policiers de la division nationale d'investigations financières et fiscales (DNIFF) ont mené il y a trois semaines une perquisition au domicile privé du président de la BPCE, ajoute Mediapart.
L'information a été confirmée à Reuters par une source proche du dossier. « Je peux confirmer que la perquisition a bien eu lieu », a déclaré cette source. L'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy est bien l'objet d'une information judiciaire, conduite par le juge d'instruction Roger Le Loire, pour « prise illégale d'intérêt ». Sont visées les conditions dans lesquelles il a été nommé à la tête du groupe Banque Populaire-Caisse d'Epargne en 2009.
Le groupe BPCE compte plus de 36 millions de clients, 8000 agences, 117 000 collaborateurs et plus de 8,5 millions de sociétaires. En Afrique, le groupe est présent au Maroc (Banque Centrale Populaire), à Madagascar (BMOI), au Mali (BNDA), au Cameroun (BICEC), au Congo (BCI Congo) et à Djibouti (BCIMR).
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