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La Banque centrale d'Egypte sous pression dans un contexte marqué par la hausse de l'inflation

  • Date de création: 24 avril 2017 17:35

(Agence Ecofin) - La Banque centrale égyptienne est sous pression, alors que la prochaine rencontre de son comité de politique monétaire est prévue le 18 mai 2017. L'inflation a bondi de près de 30% au sein de cette économie, depuis que le gouvernement, cédant à la pression du Fonds Monétaire International, a décidé de laisser flotter sa monnaie et de réduire les subventions sur certains produits.

Le pays a eu la garantie d'accéder à un appui financier de 12 milliards $, mais doit aujourd'hui faire face à une hausse généralisée des prix. Par ailleurs, en même temps que la banque centrale avait levé le contrôle sur le marché des changes, elle a augmenté le taux auquel les banques peuvent s'y refinancer à 14,5%, faisant grimper les taux de crédit servis par les banques commerciales du pays.

Même le gouvernement se trouve en difficulté avec cette hausse des taux d'intérêts, et envisage d'accroître de 2 milliards $, son exposition au marché international de la dette, qui offre de meilleurs taux d'intérêts, et surtout des devises. Les observateurs ne partagent pas tous une opinion favorable sur ce type d'option, au regard de la volatilité qui caractérise le coût de remboursement des obligations souveraines.

Les autorités égyptiennes ont entrepris de discuter du problème avec les responsables du FMI. Selon un des experts de cette institution qui s'est confié au média égyptien Al Mal, la solution à cette inflation galopante se situe au niveau des taux d'intérêts, soit une baisse des taux d'intervention de la banque centrale.

Or, comme on a pu le voir dans le cas du Nigéria, la baisse des taux d'intervention n'est pas toujours une solution face à la hausse des prix, car les mécanismes de transmission de ce type de décisions, sont parfois très limités.

Même si le tissu productif en Egypte est assez solide, la consommation dans le pays dépend encore de biens de produits importés. La Banque centrale du Caire, devra donc évaluer tous les scénarii et s'assurer de prendre la mesure la plus équilibrée pour la stabilité socio-économique.

Idriss Linge


 
COMM

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