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Minerais critiques : les États-Unis et le Nigeria se rapprochent, reste l’étape d’après

Minerais critiques : les États-Unis et le Nigeria se rapprochent, reste l’étape d’après
  • Date de création: 23 septembre 2026 10:49

(Agence Ecofin) - Pôle économique de premier plan sur le continent et exportateur majeur de pétrole, le Nigeria cherche maintenant à diversifier son économie à travers le développement d’autres filières encore marginales. Parmi celles-ci figure le secteur minier, dont le potentiel est estimé à 700 milliards USD.

Présent à New York dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations Unies, le ministre nigérian des Mines, Dele Alake, a présidé mardi 22 septembre une réunion intergouvernementale consacrée aux perspectives de développement des richesses minérales du continent. Ce rendez-vous semble toutefois s’inscrire dans un agenda plus large pour Abuja engagé depuis quelques mois dans des discussions avec Washington autour d’un partenariat dans le domaine des minerais critiques.

Cette dynamique s’est particulièrement accélérée cette année, avec plusieurs déplacements du ministre aux États-Unis, notamment dans le cadre de rencontres organisées autour de l’Africa Minerals Strategy Group (AMSG), une plateforme continentale de coopération entre ministres africains chargés des mines. La réunion de cette semaine s’inscrit d’ailleurs dans cette série d’initiatives, après une précédente rencontre tenue le 23 août dernier. Quelques semaines plus tôt, Dele Alake s’était également rendu à la Maison Blanche pour des échanges avec des représentants américains, au cours desquels les deux parties avaient affiché leur volonté de « collaborer sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’exploration et de l’exploitation minière jusqu’à la transformation ».

Cette déclaration avait ouvert la voie à une nouvelle étape annoncée le 13 septembre, avec la perspective de signer un mémorandum d’entente lors de l’Assemblée générale de l’ONU afin d’approfondir la coopération bilatérale dans le secteur. Une succession d’initiatives qui traduit un rapprochement désormais plus marqué entre Abuja et Washington, sans toutefois permettre encore d’en mesurer la portée concrète. Car au-delà des déclarations d’intention, la question est désormais de savoir ce que ce partenariat permettra de mettre en œuvre. Sa signature pourrait apporter les premiers éléments de réponse, mais c’est surtout la feuille de route qui l’accompagnera, ainsi que les projets susceptibles d’en découler, qui permettront d’apprécier la portée de cette nouvelle étape.

Les intérêts des deux parties peuvent en effet se rejoindre. Washington cherche à renforcer son accès aux chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, tandis que le Nigeria veut attirer davantage de capitaux et de technologies pour développer un secteur minier encore largement sous-exploité et diversifier une économie fortement dépendante des hydrocarbures.

Le pays dispose notamment de ressources en lithium, en fer et en terres rares, dont certaines suscitent déjà l’intérêt des États-Unis sur le continent, à travers des partenariats conclus en République démocratique du Congo (RDC) et des mécanismes de financement destinés à soutenir des projets ciblés.

Aurel Sèdjro Houenou

Édité par Wilfried ASSOGBA 

Lire aussi :

02/03/2026 - Nigeria : un partenariat de 1,3 milliard $ avec l’AFC pour dynamiser le secteur minier 

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