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L’UA lance un mécanisme pour protéger l’éducation en temps de crise

L’UA lance un mécanisme pour protéger l’éducation en temps de crise
  • Date de création: 22 septembre 2026 14:59

(Agence Ecofin) - En Afrique, les conflits, les déplacements de populations et les catastrophes climatiques perturbent fortement la scolarité de millions d’enfants. En Afrique de l’Ouest et du Centre, près de 15 000 écoles étaient fermées en 2025, selon l’UNICEF. Face à cette situation, l’UA souhaite renforcer la préparation et la résilience des systèmes éducatifs.

L’Union africaine (UA) a officiellement lancé, lundi 21 septembre, le Cluster « Education in Emergencies and Resilience » (EiE), un dispositif continental visant à renforcer la capacité des pays africains à maintenir l’accès à l’éducation face aux crises. Il s’inscrit dans la Stratégie continentale de l’éducation pour l’Afrique (CESA 2026-2035) et entend offrir une réponse coordonnée et durable.

Il se présente comme une plateforme qui permet de transformer les engagements continentaux en actions coordonnées au niveau national, tout en consolidant la capacité des systèmes éducatifs à anticiper les crises, à s’y préparer, à y répondre efficacement et à en sortir renforcés.

« Les crises éducatives ont de graves répercussions sur les apprentissages fondamentaux, entraînent une exclusion durable et pèsent de manière disproportionnée sur les filles, les élèves déplacés et les enfants handicapés », note le communiqué de l’UA, relayant les propos de Sophia Ashipala, cheffe de la division de l’éducation à la Commission de l’Union. Il souligne en outre que la protection de l’éducation en situation d’urgence est non seulement un impératif humanitaire, mais aussi un élément fondamental pour la paix.

Des systèmes éducatifs fragilisés par les crises

En Afrique, les conflits armés, les déplacements forcés, les catastrophes climatiques et les crises sanitaires peuvent interrompre brutalement la scolarité. Ces chocs viennent s’ajouter aux difficultés structurelles auxquelles sont confrontés les systèmes éducatifs, notamment le sous-financement chronique et la dégradation des infrastructures scolaires.

Cette vulnérabilité se traduit notamment par une multiplication des fermetures d’écoles. Selon l’UNICEF, en Afrique de l’Ouest et du Centre, leur nombre avait presque doublé entre 2019 et 2025, passant de moins de 8 000 à plus de 14 800, affectant environ 3 millions d’enfants.

La République démocratique du Congo et le Nigeria ont enregistré les plus fortes augmentations du nombre d’écoles fermées au cours de la période considérée. Le Sahel central a, pour sa part, connu une légère hausse en janvier 2024. Au Cameroun, la tendance a toutefois été différente, avec la réouverture d’écoles dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, malgré la persistance de l’insécurité.

Dans ce contexte, le plan de travail 2026-2028 de l’UA prévoit la mise en place d’un cadre commun pour assurer la mise en œuvre et le suivi coordonnés des engagements du Cluster. « À l’avenir, l’une des principales priorités consistera à adapter et à mettre en œuvre les engagements du Cluster au niveau national. Les États membres seront encouragés à intégrer l’éducation en situation d’urgence et la résilience dans leurs plans nationaux pour le secteur de l’éducation », souligne l’Union.

Lydie Mobio

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