(Agence Ecofin) - Au Nigeria, la filière palmier à huile est la plus importante d’Afrique. L’industrie a connu sur les 5 dernières années, de nombreux investissements privés pour répondre à une consommation croissante aussi bien du côté des ménages que des industriels.
Au Nigeria, Okomu Oil Palm, le principal producteur d’huile de palme a réalisé un bénéfice net de 16,2 milliards de nairas (23 millions $) au terme de son exercice fiscal de 2022. Cette enveloppe affiche une hausse de 41 % par rapport aux 11,5 milliards de nairas (16,4 millions $) obtenus un an plus tôt.
Cette performance s’explique notamment par une croissance de 59 % du chiffre d’affaires qui est passé de 37,4 milliards de nairas (54 millions $) pour s’établir à plus de 59,3 milliards de nairas (84,7 millions $).
Toutefois, l’augmentation du chiffre d’affaires ne traduit pas une croissance des volumes de ventes au niveau des deux segments d’activité de l’entreprise. En effet, les productions d’huile de palme brute (CPO) et de caoutchouc ont respectivement baissé de 13 % et 12 % d’une année sur l’autre.
Selon les détails fournis par le document, l’augmentation des recettes tient principalement des hausses respectives de 43 % et 7 % enregistrées au niveau des prix de vente de CPO et de caoutchouc en glissement annuel, dans un contexte socio-économique marqué par l’inflation qui avait atteint une moyenne de 21 % au cours de l’année 2022. Par ailleurs, l’envolée du chiffre d’affaires a permis de réduire les effets négatifs liés à la hausse de 59 % des impôts qui ont totalisé 17,2 milliards de nairas (25 millions $).
« Nous avons également minimisé nos coûts de production en mettant en service une nouvelle turbine de 5 mégawatts, comme moyen alternatif de production d’électricité pour générer 44 % de nos besoins d’énergie dans les principaux secteurs d’activités en 2022 », explique Gbenga Oyebode, directeur de l’entreprise.
Pour le compte de son nouvel exercice de 2023, Okomu Oil Palm veut dédier 1 700 hectares de terres supplémentaires aux plantations de palmiers à huile et d’hévéa pour améliorer son approvisionnement en matière première à terme.
Fondée en 1979 dans l’État d’Edo, la société opère principalement dans la culture de palmiers à huile, la transformation des régimes de fruits frais en huile de palme brute pour la revente, la plantation d’hévéas et la production de caoutchouc pour l’exportation.
Stéphanas Assocle
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