(Agence Ecofin) - S’appuyant sur des documents trouvés en Libye après la chute du régime Kadhafi, les avocats britanniques d’Abdelhakim Belhaj, aujourd’hui chef du Conseil militaire de Tripoli, affirment que c’est le Royaume-Uni qui l’avait livré en 2004 au régime du Guide libyen et qui s’était ainsi rendu complice des mauvais traitements qu'il a subis. Ils ont déposé plainte.
Selon ses avocats, en 2004, Abdelhakim Belhaj était « leader du Groupe islamique combattant libyen, opposé au régime Kadhafi et il vivait à Pékin avec sa femme Fatima Bouchar ».
Craignant d'être surveillé, il avait décidé de quitter la Chine pour le Royaume-Uni. Mais il avait été arrêté au cours de son voyage pour être déporté en Malaisie, puis en Thaïlande, puis rapatrié, via un vol secret américain, en Libye où il avait été soumis durant six ans à un « traitement barbare » dans «l'une des prisons les plus cruelles » de la Libye d’hier. Quant à sa femme, Fatima Bouchar, elle avait été emprisonnée pendant trois mois, avant d'être libérée à temps pour la naissance de leur enfant.
Le ministère britannique des Affaires étrangères a confirmé la procédure judiciaire lancée par M. Beljah.