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Ghana : GNPC ouvre la voie vers son premier puits pétrolier onshore en 50 ans

Ghana : GNPC ouvre la voie vers son premier puits pétrolier onshore en 50 ans
  • Date de création: 21 septembre 2026 11:47

(Agence Ecofin) - Le Ghana cherche depuis des décennies à diversifier sa base pétrolière au-delà de ses champs offshores. Le nord du pays, pour lequel le pays cherche à attirer des investisseurs canadiens, concentre désormais les espoirs de la compagnie publique du pétrole.

Le Ghana progresse dans son projet d’explorer le bassin voltaïen onshore à la recherche d’hydrocarbures. Selon des informations rapportées samedi 19 septembre par MyJoyOnline, GNPC Explorco, filiale de Ghana National Petroleum Corporation (GNPC), compte construire une route de 13,5 km pour atteindre le site de son premier puits à terre de cette zone d’intérêt.

L’entreprise publique a inspecté le site de Chegu, dans le district de Mion, au nord du Ghana, pour évaluer l’état du terrain et définir les travaux préalables au forage. La construction de la piste d’accès débutera « dans les prochaines semaines », a indiqué Samuel Opoku Arthur, directeur général de GNPC Explorco.

Cette route conditionnera l’acheminement des appareils de forage et des équipements lourds vers l’emplacement du futur puits baptisé TUA-1X. D’après Joseph Lartey, chef de projet chez GNPC Explorco, les plans techniques de forage sont finalisés. La prochaine phase couvrira, au-delà de la route, la préparation de la plateforme de forage, la construction d’un camp de base et les travaux de terrassement du site.

Un pari stratégique pour une production en déclin

D’une superficie évaluée à 103 000 km², soit près de 40 % du territoire ghanéen, le bassin voltaïen s’étend à travers huit régions administratives du pays. Aucun puits profond n’y a été foré depuis le Premuase-1 de Shell en 1977 sans succès commercial, rappelle la revue GeoExpro.

Depuis, les études sismiques et géologiques se sont accumulées sans jamais déboucher sur un puits d’exploration. Kodzo Yoatse, responsable de la politique énergétique à Africa Center for Energy Policy (ACEP), un groupe de réflexion spécialisé basé à Accra, chiffre à plus de 120 millions de dollars les sommes engagées par GNPC sur le bassin au fil des années.

L’urgence de passer à l’acte s’est pourtant renforcée. La production pétrolière nationale a chuté de 195 000 b/j en 2019 à environ 130 000 b/j en 2026, d’après les données de GNPC. Le forage du TUA-1X s’inscrit dans une stratégie plus large de relance de l’amont pétrolier, que le président John Dramani Mahama a publiquement soutenue en juin dernier en annonçant un premier puits avant fin 2026.

Le directeur général adjoint de la société d’État, Hamis Ussif, a confirmé que le financement du programme de forage est sécurisé au-delà de l’exercice en cours, sans préciser les montants engagés. GNPC estime les ressources prospectives du bassin à plus de 11 milliards de barils équivalents pétrole.

Petroleum Commission of Ghana, le régulateur sectoriel, retient pour sa part une fenêtre de forage allant du quatrième trimestre 2026 au premier trimestre 2027, légèrement plus prudent que les annonces de GNPC Explorco, a indiqué GhanaWeb.

Abdel-Latif Boureima

Édité par Wilfried ASSOGBA

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15/06/2026 : Pétrole onshore : le Ghana courtise le Canada pour explorer le bassin Voltaïen

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