Joseph Kabila investi en dépit du recours de Vital Kamerhe et des menaces d’Etienne Tshisekedi

  • Date de création: 21 décembre 2011 00:17

(Agence Ecofin) - Joseph Kabila, président sortant de la République démocratique du Congo, a prêté serment devant la cour suprême, ce mardi 20 novembre, malgré une contestation encore très marquée quant à la régularité de sa nouvelle victoire.

Journée fériée pour le Congo avec la cérémonie d’investiture du président sortant réélu le 28 novembre dernier avec 48,95% des suffrages devant son opposant Etienne Tshisekedi (32,33%). Un seul tour pour accéder à nouveau au pouvoir congolais, c’est ce qu’avait mis en place Joseph Kabila dans sa réforme constitutionnelle en janvier dernier.

Tshisekedi avait déjà contesté les résultats quand Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale et candidat à la dernière élection présidentielle, a formé un recours en annulation du résultat des élections devant la cour suprême de la RDC. L’ancien candidat évoque entre autre la violation de la loi électorale par l’affichage tardif des listes électorales de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ainsi que la découverte de bulletins de vote préalablement cochés en faveur de Kabila.

L’audience, qui a eu lieu le 16 décembre, a longuement été dominée par la question législative concernant la présence du requérant. D’abord absent, Kamerhe a finalement fait son apparition permettant la poursuite des discussions. L’absence de Kabila dénoncée par les avocats du requérant sur le fondement de l’article 74 ter de la loi électorale n’a pas importuné la Cour qui a maintenu l’audience. Après un audience tumultueuse, la Cour a finalement confirmé les résultats, permettant à Kabila de célébrer son investiture.

La réélection reste toutefois largement contestée et la légitimité de Kabila encore douteuse aux vues des irrégularités dénoncées. Hillary Clinton a exprimé, au nom des Etats Unis, sa déception quant à cette validation. L’Union européenne a, quant à elle, pris acte ce mardi de l’investiture de Joseph Kabila à la présidence tout en menaçant de réévaluer son soutien à l’Etat si aucun progrès n’est réalisé lors du dépouillement des votes des législatives.