Facebook Agence Ecofin Twitter Agence Ecofin LinkedIn Agence Ecofin
Instagram Agence Ecofin Youtube Agence Ecofin Tik Tok Agence Ecofin WhatsApp Agence Ecofin

Burkina Faso : une loi autorise l’envoi d’un contingent pour défendre le Niger en cas d’agression

  • Date de création: 20 septembre 2023 16:30

(Agence Ecofin) - L’envoi d’un contingent burkinabè au Niger s’inscrit dans un projet de solidarité et de défense collective. Fin août, le chef de la junte nigérienne a signé un décret autorisant le Burkina Faso et le Mali à intervenir « en cas d’agression extérieure ».

Au Burkina Faso, l’Assemblée législative de transition a adopté, à l’unanimité, mardi 19 septembre, une loi autorisant l’envoi d’un contingent militaire au Niger voisin. Dans le pays, la menace d’une intervention armée par des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) plane depuis que des putschistes ont renversé le président élu Bazoum, le 26 juillet dernier et pris le pouvoir.

« Dans ces circonstances et conformément à ses engagements vis-à-vis des pays frères des Républiques et du Mali et du Niger, se fondant […] sur l’ordonnance du 24 août 2023 relative à une assistance militaire entre les 3 pays en cas d’agression ou de déstabilisation armée extérieure, le Burkina Faso soucieux de donner un cadre juridique à un appui militaire en République du Niger sollicite une autorisation de la Représentation nationale », indique le communiqué de l’Assemblée.

D’après les informations, la loi qui a été approuvée acte l’envoi d’un contingent militaire pour « trois mois renouvelables ».

Samedi 16 septembre, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont signé la charte du Liptako Gourma instituant l’Alliance des États du Sahel. Les desseins avoués de cette alliance sont d'établir une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle entre les parties signataires. Mais aussi, d’éradiquer le terrorisme, un fléau majeur contre lequel se battent ces trois pays du sahel depuis une décennie, dans la zone « des trois frontières ».

Faut-il le rappeler, la décision survient dans un contexte de crispation sous-régionale. Au Niger, le spectre d'une intervention armée par des pays ouest-africains est de plus en plus évoqué par la junte.

Depuis le coup d'État militaire qui a renversé le président élu Bazoum, la CEDEAO a brandi l’intervention armée comme dernier recours en cas d’échec d’une solution négociée. Depuis août, les tractations se poursuivent en vain. La junte au pouvoir à Niamey qui détient toujours le président déchu Bazoum a annoncé « une période de transition de trois ans maximum » rejetée par la CEDEAO. Le Mali et le Burkina Faso, également sous régime militaire, se sont opposés à une intervention armée et ont menacé de riposter en cas d'attaque de la CEDEAO.

Victoria Sedji

Lire aussi:

Le Niger, le Mali et le Burkina Faso signent une charte prévoyant une défense collective en cas d'agression extérieure (agenceecofin.com)

Niger : la CEDEAO rejette l’idée d’une période de transition de trois ans proposée par la junte (agenceecofin.com)

Niger : des avions maliens et burkinabè déployés pour contrer une éventuelle intervention de la CEDEAO (agenceecofin.com)

Putsch au Niger : le Mali et le Burkina Faso menacent d’entrer en guerre en cas d’intervention de la CEDEAO (agenceecofin.com)


 
COMM

Photographie : un livre sur les forêts de la République du Congo

MMA : Francis Ngannou fait son retour dans la cage en direct sur Canal+ Sport 1 en Afrique

Les films et séries d’animation occidentaux bientôt interdits au Nigeria?

Paule-Renée Etogo : « Le Rebranding Africa Forum vise à repositionner l'image de l'Afrique »