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En Algérie, le président ordonne la fermeture immédiate des ports secs non autorisés

  • Date de création: 19 juin 2020 14:46

(Agence Ecofin) - En Algérie, le président a ordonné la fermeture des ports secs non autorisés évoquant des enjeux de souveraineté nationale et de pertes de devises. Le pays compte une quinzaine de ports secs, dont le tiers détenu par des compagnies étrangères, représentant un marché de près de $2 milliards par an.

La problématique des ports secs en Algérie était au centre du Conseil des ministres qui s’est tenu le 14 juin. Intervenant à la suite d’un exposé du ministre des Finances sur la maitrise des importations de services et les enjeux des ports secs, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a pointé du doigt les risques que représentent certains ports secs, dans leur état actuel, pour la sécurité et la souveraineté nationales ainsi que pour le Trésor public.

Afin de mieux réguler leur exploitation, « il enjoint au gouvernement de procéder à la fermeture immédiate des ports secs non autorisés, et de faire obligation à ceux autorisés de se doter de scanners pour faciliter le contrôle par les douanes », indique le rapport final des travaux.

Le président a également chargé le gouvernement de réorganiser ce secteur et de l’annexer aux ports nationaux en vue de garantir le service de maintenance après-vente, la sécurité et la souveraineté nationales, et de mettre un terme au gaspillage de devises.

Autorisés depuis 2009 en Algérie, les ports secs sont encadrés par le décret du 12 juin 2011 et sont soumis à plusieurs décisions douanières, dont celle du 22 mars 2011 qui dans son article 17 stipule que le transfert de marchandises vers les ports secs concerne la totalité de la cargaison, sauf autorisation préalable de l’administration des douanes. Depuis lors, plus d’une quinzaine de ports secs ont été autorisés dans le pays et parmi eux, au moins cinq appartiennent à des compagnies maritimes étrangères. L’activité, selon les estimations, draine près de 2 milliards de dollars par an.

Romuald Ngueyap

Lire aussi : 06/05/2020 - Algérie : les chemins de fer enregistrent une perte de plus de 7 millions d’euros


 
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