(Agence Ecofin) - Pour assurer son avenir, le grand quotidien britannique va alléger sa version papier et s’investir davantage dans le web et les applications.
Pour Andrew Miller, directeur général du Guardian Media Group, l'avenir de son titre quotidien se situe clairement dans l’Internet gratuit et dans les applications payantes. Le papier devra se spécialiser petit à petit sur les grands articles, les analyses et les commentaires et viser un lectorat haut de gamme. La pagination sera réduite.
Aujourd’hui le site internet du Guardian est le No 1 de la presse en Grande Bretagne et le No 5 dans le monde. Il assure déjà 25% des revenus de Guardian News & Media (Guardian + Observer). Son application sur l'iPhone, pleine de promesses, a déjà franchit son seuil de rentabilité. Le prochain objectif du groupe est de produire un contenu adapté au marché US pour doubler ses revenus numériques d’ici 5 ans.
Hélas, cette belle perspective dans le numérique ne parviendra sans doute pas à sauver les 175 emplois qui doivent être supprimés en 2011. Le journal des intellectuels et des enseignants britanniques, qui compte quelques 680 journalistes, aura perdu plus de 37 millions d’euros sur ces deux dernières années et près d’un tiers de sa diffusion en cinq ans. Il faut donc que le numérique progresse assez vite pour compenser la chute vertigineuse du papier. Le pari n’est pas gagné d’avance.
