(Agence Ecofin) - Le 9 mars 2015 est prévu la 4ème audience dans le procès des journalistes devant le tribunal de Bangangté, dans la région de l’Ouest au Cameroun. La plaignante s’appelle Célestine Ketcha Courtès (photo), femme d’affaires, maire de la commune de Bangangté et présidente réélue à la tête d’une section de l’Organisation des femmes du Rdpc, le parti au pouvoir.
Mme Courtès accuse les journalistes Alain Ndanga et Gérôme Narcisse Sobzé de diffamation et d’injures. Des délits commis par voie de presse pendant la période des élections pour le renouvèlement des organes de base et organisations spécialisées au sein du Rdpc. Cette période allait du 1er au 10 décembre 2015.
Le journaliste Alain Ndanga est le directeur de la publication de l’hebdomadaire « Productive ». Quant à Gérôme Narcisse Sobzé, il dirige le journal « Le Ndé », en plus de travailler comme correspondant de la chaine privée Equinoxe Tv dans le département du Ndé. Le 3ème accusé dans cette affaire s’appelle Jean Paul Kemtcham, ancien conseiller municipal Rdpc à la commune de Bangangté.
Lors de la 3ème audience, le 12 février dernier, les avocats de la défense n’ont pas réussi à convaincre le collège des juges du caractère illégal de la citation directe faite par Célestine Ketcha Courtès. En effet, sa plainte avait été déposée plus de 24 heures après la commission des délits soulevés, c’est-à-dire après le délai prescrit en période électorale. Mais la partie adverse a rétorqué qu’il s’agit d’une élection au sein d’une organisation politique, qui n’engage pas la nation camerounaise.
Après le rejet de l’exception soulevée, les avocats des journalistes ont introduit une requête pour récuser le collège des juges. La décision de la Cour d’appel de l’Ouest reste attendue.