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En Afrique du Sud, le projet Gagasi marque le pas dans la course au premier parc éolien offshore africain

En Afrique du Sud, le projet Gagasi marque le pas dans la course au premier parc éolien offshore africain
  • Date de création: 18 septembre 2026 14:53

(Agence Ecofin) - L’Afrique ne compte encore aucun parc éolien offshore en exploitation, mais des projets commencent à donner corps à cette nouvelle filière. Parmi les plus concrets, les initiatives marocaine et sud-africaine connaîssent des évolutions opposées.

En Afrique du Sud, le projet de parc éolien offshore Gagasi, d’environ 800 MW au large de Richards Bay, doit revoir sa conception après le retrait en 2025 de sa demande d’autorisation environnementale. L’information a été révélée le jeudi 17 septembre par Reuters, qui cite Acer, le cabinet chargé de l’étude d’impact. Selon celui-ci, le retrait de la demande répond à des considérations techniques, et le statut actuel du projet reste à préciser. Genesis Eco-Energy, co-développeur du projet, a annoncé une mise à jour pour octobre prochain.

Lancé en 2022, Gagasi avait déjà franchi plusieurs étapes préparatoires, notamment avec l’engagement de son évaluation environnementale. Le retrait de la demande marque donc un retour en arrière pour un projet qui avait commencé à se distinguer parmi les initiatives offshore les plus avancées du continent.

Au Maroc, le mouvement est inverse. Le cabinet OWC a annoncé le jeudi  3 septembre avoir été retenu par la Banque européenne d’investissement pour diriger le consortium chargé d’étudier la faisabilité du premier projet éolien offshore marocain, près d’Essaouira. Pendant deux ans, les consultants doivent notamment examiner le site, la ressource éolienne, la conception du parc, son raccordement au réseau, les infrastructures portuaires ainsi que les aspects réglementaires, environnementaux et sociaux. Selon l’Union pour la Méditerranée, le projet pourrait atteindre 1 000 MW, avec un début de construction envisagé d’ici 2029.

Il faut tout de même préciser que les deux initiatives restent à des stades différents. Gagasi du côté sud-africain revoit une conception déjà engagée, tandis que le projet marocain doit encore démontrer sa faisabilité technique et commerciale. Au-delà du calendrier de Gagasi ou d’Essaouira, l’écart reste considérable entre les projets aujourd’hui sur la table et la ressource disponible. En Afrique du Sud, par exemple, la Banque mondiale estime à environ 95 GW le potentiel exploitable dans les zones étudiées.

Abdoullah Diop

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