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Petrobras accélère son exploration pétrolière en Côte d’Ivoire avec huit nouveaux blocs

Petrobras accélère son exploration pétrolière en Côte d’Ivoire avec huit nouveaux blocs
  • Date de création: 18 septembre 2026 13:33

(Agence Ecofin) - Face au besoin de renouveler ses réserves, Petrobras accélère son exploration sur de nouvelles frontières. En Afrique, le groupe brésilien cible notamment les bassins atlantiques, dont la géologie présente des similitudes avec celle du Brésil.

Petrobras, la compagnie publique brésilienne du pétrole, a signé avec l’État de Côte d’Ivoire et son homologue local, Petroci, des contrats de partage de production (PSC) portant sur huit blocs offshore. Elle en détiendra 90 % des intérêts et assurera le statut d’opérateur de chacun des permis, contre 10 % pour Petroci.

Répartis sur environ 63 000 km² de zones offshore encore peu explorées, ces blocs se trouvent sur la marge équatoriale africaine, considérée par Petrobras comme une zone à fort potentiel. Pour le groupe brésilien, l’opération s’inscrit dans une stratégie plus large de renouvellement de ses réserves par l’exploration de nouvelles frontières, au Brésil comme à l’étranger.

La signature intervient plus d’un an après le début des démarches engagées par Petrobras auprès des autorités ivoiriennes. En 2025, sa présidente-directrice générale, Magda Chambriard, avait fait de l’Afrique la principale région d’exploration du groupe en dehors du Brésil, en mettant notamment en avant les similitudes géologiques entre les bassins africains et brésiliens.

De l’intérêt pour l’offshore ivoirien à la signature des contrats

Le rapprochement entre Petrobras et la Côte d’Ivoire avait franchi une première étape en juin 2025. Les autorités ivoiriennes avaient alors autorisé le groupe brésilien à engager des négociations exclusives pour l’exploration de neuf blocs en eaux profondes au large de la façade occidentale du pays.

Cette implantation intervient dans un offshore ivoirien qui attire depuis plusieurs années de nouveaux investissements à la faveur notamment de la découverte de Baleine, opérée par Eni. Le mouvement ne se limite pas à Petrobras. Vaalco Energy, historiquement présente au Gabon, a acquis 27,4 % dans le bloc CI-40, au large de la Côte d’Ivoire, qui comprend le champ en production en eau profonde de Baobab ainsi que la découverte majeure de Kossipo, et lancé en mars 2025 des travaux d’exploration sur le bloc CI-705.

L’engagement ivoirien intervient alors que Petrobras mobilise d’importants capitaux pour l’amont. Son programme prévoit 111 milliards de dollars d’investissements entre 2025 et 2029, dont 77 milliards consacrés à l’exploration et à la production. Les huit nouveaux blocs élargissent ainsi le portefeuille d’actifs sur lequel le groupe pourra rechercher de nouvelles ressources.

Une composante de la stratégie africaine de renouvellement des réserves

La Côte d’Ivoire ne constitue toutefois qu’une étape d’une offensive plus large sur l’Atlantique africain. Récemment, Petrobras a simultanément multiplié les démarches à São Tomé-et-Príncipe, en Afrique du Sud, en Namibie, en Angola, au Nigeria et au Ghana.

Cette géographie répond à une logique commune : rechercher de nouvelles provinces pétrolières dans des bassins encore largement au stade de l’exploration. Petrobras considère que certaines formations de la marge atlantique africaine présentent des analogies avec les bassins sédimentaires brésiliens, ce qui constitue l’un des fondements géologiques de son redéploiement.

En Côte d’Ivoire, la signature des huit contrats fait donc passer Petrobras d’une phase de prospection institutionnelle à une présence effective dans l’exploration sous contrat. Elle ne préjuge toutefois pas des résultats du sous-sol. Les prochaines campagnes d’études et de forage devront déterminer si le potentiel identifié se traduit effectivement par des découvertes et, à terme, par des ressources commercialement exploitables.

Olivier de Souza

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