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Ouganda : un terminal de 310 millions $ pour accroître les capacités de stockage de carburants

Ouganda : un terminal de 310 millions $ pour accroître les capacités de stockage de carburants
  • Date de création: 18 septembre 2026 12:00

(Agence Ecofin) - L’Ouganda prépare l’entrée en production de ses ressources pétrolières. Il cherche à réduire sa vulnérabilité aux perturbations des approvisionnements et à mieux sécuriser l’approvisionnement de son marché intérieur.

Le gouvernement ougandais a lancé, le jeudi 17 septembre, la construction d’un nouveau terminal de stockage de produits pétroliers à Mpigi. D’un coût de 310 millions $, l’infrastructure pourra stocker jusqu’à 320 millions de litres de produits pétroliers.

Porté par la compagnie publique Uganda National Oil Company (UNOC), l’infrastructure dénommée « Kampala Storage Terminal (KST) » doit accroître les capacités de stockage du pays et préparer l’intégration future des produits issus de la raffinerie prévue à Hoima. Elle pourra notamment accueillir de l’essence, du diesel et du kérosène.

Elle intervient alors que l’Ouganda consomme environ 240 millions de litres de produits pétroliers par mois. À pleine capacité, le KST pourrait représenter l’équivalent d’un peu plus d’un mois de consommation nationale. Il viendra compléter le terminal de Jinja, d’une capacité de 30 millions de litres, ainsi que les dépôts privés.

Le KST constituera également un maillon du futur système pétrolier intégré de l’Ouganda. Il doit être relié à la raffinerie prévue à Kabaale, dans le district de Hoima, par un oléoduc multiproduits de 211 km. Le dispositif intégrera également le futur Mpigi Remote Refinery Terminal (MRRT), destiné à recevoir, stocker et expédier les produits raffinés localement.

Le projet s’inscrit dans la stratégie visant à développer les infrastructures pétrolières à l’approche de la mise en production des ressources pétrolières. Le quatrième Plan national de développement (NDP IV), couvrant la période 2025/26-2029/30, prévoit de renforcer la production et la valeur ajoutée dans le secteur des hydrocarbures, ainsi que les infrastructures énergétiques et industrielles. Il vise à porter la croissance économique à 10,1 % en 2029/30, contre 6,6 % en 2024/25, avec un PIB projeté à 158 milliards $, contre 53,2 milliards $ en 2023/24.

Le plan prévoit également d’augmenter la capacité nationale de stockage des produits pétroliers raffinés de 99,1 millions à 150 millions de litres entre 2023/24 et 2029/30.

Carelle Yourann (stagiaire)

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