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Rwanda : quatre réformes pour connecter 1 million de personnes de plus d’ici 2031 (GSMA)

Rwanda : quatre réformes pour connecter 1 million de personnes de plus d’ici 2031 (GSMA)
  • Date de création: 18 septembre 2026 10:26

(Agence Ecofin) - Malgré une couverture des réseaux mobiles proche de la généralisation, l’accès effectif à l’Internet mobile reste limité au Rwanda. Le coût des smartphones, les compétences numériques et l’adaptation des services aux besoins des populations figurent parmi les principaux freins identifiés.

Le Rwanda pourrait connecter 1,07 million d’abonnés uniques supplémentaires à l’Internet mobile d’ici 2031 grâce à des réformes destinées à améliorer l’accès aux smartphones et à développer les usages numériques. C’est l’une des principales perspectives mises en avant par la GSMA dans un rapport publié le jeudi 17 septembre. Le document estime que ces mesures pourraient porter le nombre d’abonnés uniques à un niveau supérieur de 22,1 % à celui attendu en l’absence de nouvelles interventions.

Le pays dispose déjà d’une infrastructure mobile étendue, avec une couverture 4G de 96 % de la population et une couverture 3G de 99 % en 2025. Pourtant, seuls 21 % des Rwandais étaient des abonnés uniques à l’Internet mobile la même année. La GSMA identifie plusieurs facteurs expliquant cet écart, notamment le prix des smartphones, le manque de compétences numériques et l’insuffisance de contenus et services répondant aux besoins des populations rurales et à faibles revenus.

Réduire le coût d’accès aux smartphones

La première priorité concerne le coût des appareils. Le rapport préconise d’élargir les mécanismes de financement des smartphones destinés aux ménages à faibles revenus et aux populations rurales. Il invite également les autorités à évaluer l’impact des récentes évolutions fiscales sur le prix des appareils et à envisager des réductions ciblées lorsque la fiscalité constitue un frein à l’adoption.

Cette question intervient après la réintroduction, en juillet 2025, d’une TVA de 18 % sur les smartphones, après quinze années d’exonération. Dans une précédente étude, la GSMA estimait que la TVA, associée aux droits de douane et à l’accise, portait la charge fiscale sur les smartphones à environ 35 % du prix de vente. L’organisation évaluait alors à 538 000 le nombre d’abonnés mobiles uniques qui pourraient ne pas être comptabilisés en 2029 en raison de cette fiscalité, par rapport à un scénario sans changement.

Des compétences et des services adaptés aux usages

La deuxième série de mesures porte sur les compétences et les contenus. La GSMA préconise de renforcer les formations numériques destinées notamment aux communautés rurales, avec une approche centrée sur les usages pratiques. Elle encourage également l’élargissement des contenus et applications en kinyarwanda ainsi que le développement de services numériques répondant à des besoins concrets, notamment dans la santé, l’agriculture, les services financiers et l’administration.

Le rapport appelle parallèlement à préserver certains services essentiels pour les utilisateurs de téléphones classiques, au fur et à mesure que les services plus avancés migrent vers le haut débit mobile.

Maintenir une connectivité abordable et durable

Sur les réseaux, l’organisation met l’accent sur la nécessité de concilier les exigences de qualité avec les impératifs d’investissement et d’accessibilité des services. Elle attire notamment l’attention sur le coût de l’électricité, qui pèse sur les dépenses d’exploitation des opérateurs et peut se répercuter sur les prix payés par les utilisateurs.

Selon les projections de la GSMA, l’augmentation du nombre d’utilisateurs et de l’activité économique liée à ces réformes pourrait générer un bénéfice fiscal net annuel de 218 milliards de francs rwandais (≈ 148 millions USD) d’ici 2031. L’organisation estime que l’activité supplémentaire créée par une adoption plus importante des services numériques pourrait ainsi compenser le coût de certaines mesures destinées à réduire les barrières à l’adoption.

Ces recommandations interviennent alors que le Rwanda prépare l’extinction de la 3G au 30 juin 2027, avant une sortie de la 2G envisagée en décembre 2028. Cette transition vers des réseaux plus récents renforce l’importance de disposer d’appareils compatibles à des prix accessibles, mais aussi de maintenir les services essentiels pour les populations qui ne disposent pas encore d’un smartphone.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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27/08/2026 - Numérique : la GSMA anticipe une plus-value de 634 millions de dollars à l’économie malawite d’ici 2030

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