Naguib Sawiris et l’Etat algérien ont choisi leurs arbitres dans le contentieux sur la vente d’OTA

  • Date de création: 18 février 2013 14:31

(Agence Ecofin) - L'on s’avance progressivement vers la résolution du conflit qui oppose l’Égyptien Naguib Sawiris à l’Etat d’Algérie. Chacune des deux parties vient de choisir ses arbitres. Selon la presse parisienne, l’homme d’affaires, représenté par le cabinet Freshfields Bruckhaus Deringer, a désigné Albert Jan van den Berg comme arbitre.

L’Algérie, défendue par le cabinet Shearman and Sterling, a choisi Brigitte Stern. Agée de 71 ans, la dame est professeur de droit à l'université Panthéon-Sorbonne et à l'Institut des hautes études internationales, à Genève. Elle est également la directrice du Centre d'études et de recherche en droit international (Cerdin), à Paris, et vice-présidente du tribunal administratif de l'ONU.

En rappel, Naguib Sawiris, avait introduit une demande d'arbitrage devant le Centre international pour le règlement des différends, relatifs aux investissements (Cirdi), dont le siège est à Washington. Il reprochait au gouvernement d'avoir interféré dans la gestion d'Orascom Telecom Algérie (OTA), qui avait finalement abouti à la vente d'OTA au russe Vimplecom.

Naguib Sawiris réclame 5 milliards de dollars en dédommagement. D’après ses explications, « le gouvernement algérien avait accepté un certain nombre de clauses, incluant la promesse de ne pas interférer dans nos opérations, mais à partir de 2008, il a mené une campagne de harcèlement qui a coûté plus de 5 milliards de dollars ».