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Pétrole : l’Ouganda repousse sa production à 2027 après avoir confié la commercialisation à Vitol

Pétrole : l’Ouganda repousse sa production à 2027 après avoir confié la commercialisation à Vitol
  • Date de création: 17 septembre 2026 10:58

(Agence Ecofin) - L’Ouganda devait produire son premier baril de pétrole commercial en juillet 2026. Le respect de cette échéance conditionne les projections de revenus de Kampala.

L’Ouganda repousse à juin 2027 le démarrage de sa première production pétrolière commerciale. L’information a été rapportée le 14 septembre dernier par The Independent qui cite l’intervention du ministre des Finances Henry Musasizi lors d’une session devant la commission des Finances du Parlement.

Ce développement intervient alors que cinq jours plus tôt, l’Uganda National Oil Company (UNOC) avait désigné le négociant suisse Vitol pour commercialiser à l’international le brut ougandais baptisé « Pearl Sweet » le 2 septembre par le président Yoweri Museveni.

L’Ouganda a découvert des gisements commerciaux dans l’Albertine Graben, un bassin sédimentaire de l’ouest du pays, en 2006. La décision finale d’investissement (FID), qui a lancé la phase de développement des projets, a été prise en février 2022 par TotalEnergies et ses partenaires. Le calendrier initial prévoyait une mise en production 36 à 45 mois après la FID.

Le projet est composé de deux champs, à savoir Tilenga opéré par TotalEnergies qui doit y produire 190 000 barils par jour à plein régime et Kingfisher opéré par la China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) qui y vise 40 000 barils par jour. Au 30 juin, Tilenga affichait 74 % d’avancement et Kingfisher 79 %, d’après l’Uganda Investment Authority (UIA).

L’East African Crude Oil Pipeline (EACOP) est lui plus avancé. Cet oléoduc chauffé de 1443 kilomètres reliera Hoima au port tanzanien de Tanga. Le brut ougandais riche en cire et susceptible de se solidifier à température ambiante, nécessite en effet un maintien en température tout au long de l’acheminement.

Des surcoûts qui menacent les revenus de l’État

Le coût de l’EACOP a atteint environ 5,6 milliards de dollars, soit 55 % de plus que les 3,6 milliards estimés avant la décision finale d’investissement, d’après des chiffres publiés par l’Institute for Energy Economics and Financial Analysis (IEEFA) en janvier.

L’institut estime que les revenus pétroliers de l’État ougandais pourraient être jusqu’à 53 % inférieurs aux projections initiales dans certains scénarios, en raison notamment des retards, des surcoûts et de l’évolution du marché pétrolier.

Devant la commission, le député Patrick Oshabe Nsamba a exigé un mois précis de démarrage plutôt qu’un repère fondé sur l’exercice budgétaire. Le ministre Musasizi a refusé, estimant que des annonces prématurées risquaient d’affecter les décisions d’investissement sans que les circonstances susceptibles de modifier le calendrier soient suffisamment stabilisées. Ni TotalEnergies ni CNOOC n’ont publiquement réagi à la nouvelle échéance retenue.

Abdel-Latif Boureima

Édité par Wilfried ASSOGBA

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27/07/2026 : Pétrole : l’Ouganda s’approche de sa première production malgré les défis

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