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IA : comment le nouveau pari à 1 milliard $ de la Fondation Gates peut profiter à l’Afrique

IA : comment le nouveau pari à 1 milliard $ de la Fondation Gates peut profiter à l’Afrique
  • Date de création: 17 septembre 2026 04:28

(Agence Ecofin) - En Afrique, l’intelligence artificielle offre de nombreuses perspectives dans la santé, l’éducation et l’agriculture. Mais son essor reste encore freiné par le déficit d’infrastructures numériques, de données locales et d’accès aux technologies, autant de défis qui nécessitent des investissements.

Le 14 septembre dernier, la Fondation Gates a annoncé son intention de consacrer au moins 1 milliard $ au cours des deux prochaines années à l’élargissement de l’accès à l’intelligence artificielle (IA), ainsi qu’aux solutions, aux opportunités et aux connaissances fondées sur cette technologie. Si la répartition géographique de cette nouvelle enveloppe n’est pas encore précisée, des initiatives déjà soutenues en Afrique montrent que le continent dispose de plusieurs points d’ancrage dans la stratégie de la fondation en matière d’IA.

De quoi s’agit-il ?

Le nouvel engagement pris par la Fondation Gates, à l’occasion de la publication de la 10ᵉ édition annuelle de son rapport Goalkeepers, prévoit de financer des solutions dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et des infrastructures numériques.

L’objectif affiché est de réduire le risque que l’IA accentue les écarts entre les populations disposant déjà de ressources technologiques et celles qui en sont moins bien équipées. La fondation souhaite notamment développer des outils capables de fonctionner dans davantage de langues et adaptés aux contextes dans lesquels ils sont utilisés. Elle souligne ainsi que plus de 90 % des données ayant servi à entraîner les premiers grands modèles de langage provenaient de sources en anglais.

Dans l’agriculture, par exemple, l’enveloppe doit contribuer au développement d’outils capables de fournir aux petits exploitants des recommandations tenant compte de leurs sols, des conditions météorologiques et de leurs cultures. La santé et l’éducation doivent également bénéficier de solutions permettant d’améliorer la prise de décision et de personnaliser les services.

Des initiatives africaines déjà alignées sur ces priorités

Le communiqué ne précise pas encore quels pays bénéficieront de cette nouvelle enveloppe. L’Afrique dispose toutefois déjà de plusieurs points d’ancrage dans la stratégie de la Fondation Gates en matière d’IA, à travers des projets menés notamment dans la santé et l’éducation.

Au Kenya, la fondation a par exemple accordé 3,69 millions $ à AMREF Health Africa en août 2026 pour soutenir le déploiement et l’adoption d’outils d’IA destinés à renforcer les soins de santé primaires. Cette initiative illustre l’intérêt déjà porté par l’organisation aux applications de l’IA dans les systèmes de santé africains.

L’utilisation de l’IA pour renforcer les services essentiels avait déjà commencé à se développer dans le secteur de la santé. En janvier 2026, la Fondation Gates avait annoncé avec OpenAI l’initiative « Horizon 1000 », dotée de 50 millions $ en financements et en technologies, afin de soutenir l’utilisation de l’IA dans 1 000 cliniques et leurs communautés en Afrique subsaharienne, en commençant par le Rwanda. Les outils doivent notamment aider les agents de santé dans l’accueil des patients, le triage et le suivi des soins.

Cette dynamique s’étend également à l’éducation. Un partenariat de quatre ans entre la Fondation Gates et le fonds émirati ADQ, annoncé en décembre 2025, prévoit jusqu’à 40 millions $ pour favoriser l’utilisation de l’IA et des technologies éducatives en Afrique subsaharienne, notamment dans l’apprentissage de la lecture et des mathématiques.

Ces différentes initiatives montrent ainsi que plusieurs des usages que la Fondation Gates entend désormais contribuer à développer à plus grande échelle font déjà l’objet d’expérimentations en Afrique. Elles constituent donc des points d’appui potentiels pour la mise en œuvre de sa nouvelle stratégie.

Stéphanas Assocle

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16/09/2026 : IA : l’ONU appelle à renforcer la protection des droits humains

15/09/2026 : Évolution de l’IA : l’Afrique du Sud appelle à un mécanisme international de suivi

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