Facebook Agence Ecofin Twitter Agence Ecofin LinkedIn Agence Ecofin
Instagram Agence Ecofin Youtube Agence Ecofin Tik Tok Agence Ecofin WhatsApp Agence Ecofin

Graphite : remous dans la gouvernance du développeur de la future 1ère mine d’Ouganda

Graphite : remous dans la gouvernance du développeur de la future 1ère mine d’Ouganda
  • Date de création: 17 septembre 2026 04:24

(Agence Ecofin) - D’après une étude de faisabilité mise à jour en juin, Orom-Cross est conçu pour atteindre rapidement la production en Ouganda. Il devrait devenir la première mine de graphite du pays, avec une production inaugurale de 20 000 tonnes de concentré par an.

Les événements se sont vite accélérés ces derniers jours au sein de la gouvernance de Blencowe Resources. Annoncé en début de semaine pour une démission de son poste en prélude à sa retraite prévue d’ici la fin d’année, Mike Ralston, alors directeur général du groupe britannique, est désormais totalement écarté de la gouvernance, selon une note publiée mercredi 16 septembre.

Ces évolutions interviennent alors que la société tente d’avancer vers la construction d’une mine de graphite sur son projet Orom-Cross, présenté comme le premier du genre en Ouganda.

Tout commence le lundi 14 septembre, lorsque Blencowe Resources publie un communiqué annonçant le départ de M. Ralston. Le groupe précise alors que son directeur général quitte ses fonctions avec effet immédiat, dans le cadre de son départ à la retraite prévu en fin d’année.

Il indique dans le même temps que celui-ci devait initialement poursuivre ses activités comme consultant à temps plein jusqu’à cette échéance, notamment pour accompagner le financement de la première phase d’Orom-Cross et d’autres travaux liés au projet. Cette disposition devait permettre d’assurer la continuité pendant la recherche de son successeur, un processus déjà engagé.

Le même communiqué fait toutefois état de transactions historiques sur les titres de Blencowe réalisées par M. Ralston en tant que personne exerçant des responsabilités dirigeantes, ou PDMR. Dans sa dernière note, la société apporte de nouveaux éléments sur ce dossier. Elle explique avoir reçu, le samedi 12 septembre, une notification de son désormais ex-DG concernant des questions historiques relatives à ces déclarations. Avec l’appui de ses conseils, le conseil d’administration dit avoir procédé aux notifications et publications nécessaires, puis réexaminé ses procédures de gouvernance et de conformité.

Après une analyse juridique détaillée des informations concernant M. Ralston, Blencowe indique finalement avoir décidé de ne pas le recruter comme consultant. Les actions de performance et options qu’il détenait ont par ailleurs été annulées. La société n’a toutefois fourni aucun détail supplémentaire sur les raisons précises de cette décision ni sur les circonstances à l’origine de ce changement. À ce stade, elle n’a pas non plus annoncé la nomination d’un nouveau directeur général.

Quid d’Orom-Cross ?

Dans sa communication, Blencowe insiste aussi sur sa volonté de poursuivre les démarches visant à faire avancer le développement d’Orom-Cross indépendamment de ces événements. Les activités opérationnelles et les principaux volets du projet sont ainsi placés sous la direction de Iain Wearing, directeur des opérations de la société.

Aucun impact potentiel de ces changements de gouvernance sur le calendrier ou le développement d’Orom-Cross n’est mentionné par Blencowe. La perception de ces évolutions par le marché, les actionnaires et les potentiels bailleurs de fonds pourrait néanmoins compter dans un projet qui cherche encore à sécuriser son financement.

Avec Orom-Cross, Blencowe entend développer une nouvelle mine capable de livrer initialement 20 000 tonnes de concentré de graphite par an, avant de porter sa production à 70 000 tonnes par an dans une deuxième phase. Le financement de cette première étape, estimé à 45 millions de dollars, doit s’appuyer sur les fonds propres. La société indique que plusieurs investisseurs potentiels ont signé des accords de confidentialité et examinent actuellement les données du projet dans le cadre de leurs dues diligences.

Pour la deuxième phase, évaluée à 125 millions de dollars, Blencowe prévoit principalement de recourir à la dette, avec notamment des pistes auprès d’institutions financières de développement comme la DFC américaine. À ce stade, aucun de ces financements n’est toutefois présenté comme définitivement sécurisé.

Aurel Sèdjro Houenou

Édité par Wilfried ASSOGBA

Lire aussi :

19/05/2026 - Graphite : le britannique Blencowe découvre un 4ème gisement sur la première mine d’Ouganda

Sur le même thème
Les réseaux électriques africains doivent à la fois desservir davantage de populations et accueillir une production renouvelable croissante. Un défi qui demande des financements...
Le solaire gagne rapidement du terrain dans le système électrique zambien, mais les grandes centrales ne suffiront pas à elles seules à atteindre l’accès...
Atex dispose déjà de plusieurs résultats de forage encourageants, mais toujours pas d’estimation de ressources minérales. Après le retrait de Ricca Resources en 2025,...
Producteur de pétrole et de gaz au Ghana notamment, la compagnie porte une dette qu’elle doit rembourser. La trésorerie dégagée par ses champs conditionne...