Facebook Agence Ecofin Twitter Agence Ecofin LinkedIn Agence Ecofin
Instagram Agence Ecofin Youtube Agence Ecofin Tik Tok Agence Ecofin WhatsApp Agence Ecofin

Niger : deux morts et des blessés en pleine fermeture, par le français Orano, de la mine d’uranium Akouta

  • Date de création: 17 janvier 2022 12:06

(Agence Ecofin) - La mine d’Akouta a été exploitée pendant près d’un demi-siècle. Des critiques visent Orano (ex-Areva), principal actionnaire de l’actif, accusé de mener une réhabilitation au rabais depuis la fermeture de la mine le 31 mars dernier.

Au Niger, la compagnie minière d’Akouta (Cominak), filiale locale du groupe français Orano, a annoncé dimanche 16 janvier le décès de deux employés dans l’effondrement de la mine d’uranium Akouta. L’accident qui a également fait deux blessés, intervient en plein processus de fermeture de la mine.

Selon les premiers détails relayés par Reuters, les propriétaires du projet ne sont pas encore en mesure de fournir des explications sur le drame. « Toutes les activités du site ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre et une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de l’accident », apprend-on néanmoins auprès de la Cominak.

Si la réhabilitation des sites miniers est déjà un épineux problème pour les compagnies minières en général, il n’est pas à exclure que cet accident et les pertes en vies humaines qu’il a occasionnées aient un impact important sur les activités de fin de vie d’Akouta. Fermée le 31 mars dernier après 43 ans à fournir de l’uranium, la réhabilitation du site est en effet déjà critiquée par la société civile nigérienne.

Alors que le cahier des charges d’Orano implique une remise du sol à l’état initial ainsi que le démontage des installations et le reboisement de la surface exploitée, la coordination de la société civile d’Arlit accuse la compagnie française de « faire diversion » en multipliant notamment des mesures procédurales. Le démantèlement du site ne se ferait pas non plus selon les méthodes réglementaires, ce qui pourrait affecter à long terme la vie des communautés locales.

Pour rappel, Cominak est détenue principalement par Orano (59 %) et l’Etat nigérien via la Société du patrimoine des mines du Niger (31 %). L’espagnol ENUSA détient les 10 % restants.

Emiliano Tossou

Lire aussi:

13/03/2021 - Niger : Moussa Souley, DG de Cominak, expose les conditions de fermeture de la mine pour le 31 mars


Emiliano Tossou
 
COMM

Photographie : un livre sur les forêts de la République du Congo

MMA : Francis Ngannou fait son retour dans la cage en direct sur Canal+ Sport 1 en Afrique

Les films et séries d’animation occidentaux bientôt interdits au Nigeria?

Paule-Renée Etogo : « Le Rebranding Africa Forum vise à repositionner l'image de l'Afrique »