Accusée de fraude au Kenya, Google, « mortifiée », s’excuse

  • Date de création: 17 janvier 2012 13:56

(Agence Ecofin) - Google accusée de fraude au Kenya! Le quotidien Mail & Guardian rapporte, dans son édition du 13 janvier 2012, que le répertoire Mocality, qui promeut l’entreprenariat kenyan à travers une base de données de 170000 inscriptions, a été victime d’un accès frauduleux à ses informations. Le forfait provient du projet Getting Kenyan Business Online de Google (GKBO) et a, selon Mocality, sciemment porté atteinte aux efforts du répertoire.

 

Régissant à cette affaire, Nelson Mattos, vice-président de Google pour l’Europe et les marché émergents, a déclaré: « Nous avons été mortifiés d’apprendre qu’une équipe de personnes travaillant sur un projet de Google a incorrectement utilisé les données de Mocality et déformé notre relation avec [cette entreprise] pour encourager des clients à créer de nouveaux sites. Nous avons déjà présenté nos excuses sans réserve à Mocality. Nous recherchons en ce moment comment cela a pu exactement arriver. Dès que nous serons en possession de tous les éléments, nous prendrons les mesures appropriées avec les personnes concernées. »

 

Le directeur général de Mocality, Stefan Magdalinksi avait écrit dans son blog que, quelque temps après le lancement par Google de son service GKBO, en septembre 2011, Mocality a commencé à recevoir des appels de propriétaires d’entreprises inscrits sur son répertoire et inquiets à propos de sa supposée collaboration avec Google. Comme les appels augmentaient, les suspicions de Mocality conduisirent la société à surveiller ses serveurs pour détecter leur origine. Les investigations ont révélé que des employés de Google GKBO accédaient à la base de données du répertoire kenyan et contactaient ses clients pour vendre les produits de Google.

 

On ne sait pas encore si Mocality envisage de porter plainte contre Google Kenya, mais son directeur général a déclaré qu’« à cette étape, nous prenons en compte toutes les options », non sans préciser cependant qu’il a « toujours eu une grande admiration pour Google en tant que compagnie » et que « cette affaire semble hors du commun et très décevante ».