Facebook Agence Ecofin Twitter Agence Ecofin LinkedIn Agence Ecofin
Instagram Agence Ecofin Youtube Agence Ecofin Tik Tok Agence Ecofin WhatsApp Agence Ecofin

Projet d’accélération de l’économie numérique : le Kenya fait le point sur les progrès et les difficultés

Projet d’accélération de l’économie numérique : le Kenya fait le point sur les progrès et les difficultés
  • Date de création: 15 septembre 2026 16:01

(Agence Ecofin) - Pour accélérer sa transformation numérique, le Kenya s’appuie sur plusieurs partenaires techniques et financiers, dont la Banque mondiale à travers le Kenya Digital Economy Acceleration Project. À mi‑parcours, les autorités et l’institution de Bretton Woods dressent un bilan.

Le Kenya et la Banque mondiale ont évalué l’avancement du Kenya Digital Economy Acceleration Project (KDEAP), lancé en 2023 pour accélérer le déploiement des infrastructures numériques, la numérisation des services publics et le développement des compétences. Alors que sa clôture est prévue en 2028, le programme enregistre des progrès dans certains domaines, mais reste confronté à des difficultés d’exécution.

La revue réalisée le lundi 14 septembre a notamment mis en évidence les progrès accomplis dans l’éducation. Plus de 62 000 enseignants ont été formés aux outils numériques et plus de 5000 tableaux interactifs ont été installés au bénéfice de près de 100 000 élèves. Le gouvernement veut désormais accroître l’impact du programme dans les zones insuffisamment desservies.

Ces progrès contrastent toutefois avec les difficultés relevées dans la mise en œuvre du projet. Dans un aide-mémoire publié en 2025, la Banque mondiale indiquait que seuls 8 des 25 indicateurs de résultats avaient alors atteint ou dépassé leur cible. Les décaissements s’élevaient à 10,6 millions de dollars, soit environ 3,1 % du financement approuvé, tandis que plusieurs procédures de passation des marchés accusaient des retards. La Banque mondiale avait appelé à accélérer la mise en œuvre du projet.

Ces difficultés interviennent dans le cadre d’un programme de 390 millions de dollars dont la première phase doit notamment améliorer l’accès au haut débit, connecter des institutions publiques, numériser des services et renforcer les compétences. Le KDEAP vise également à réduire les disparités territoriales, le Kenya reconnaissant que les bénéfices de sa transformation numérique ne sont pas encore répartis uniformément entre les populations rurales et les zones mal desservies.

La revue de septembre constitue ainsi un point d’étape plutôt qu’un bilan final du programme. Le gouvernement et la Banque mondiale devront désormais accélérer la mise en œuvre des composantes accusant encore un retard et s’assurer que les investissements réalisés se traduisent par un accès effectif aux infrastructures, aux services publics numériques et aux compétences.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

Sur le même thème
chapô : La demande en connectivité à haut débit continue de progresser en Afrique, au rythme de l’adoption des services numériques. Gouvernements et opérateurs privés...
L’essor des constellations satellitaires et des technologies permettant à un téléphone de communiquer directement avec un satellite, sans passer par une antenne-relais terrestre, modifie...
L’essor de l’IA pousse les États à revoir la manière dont ils produisent, sécurisent et exploitent leurs données. En Éthiopie, cette réflexion accompagne une...
L’Ouganda prépare l’utilisation de l’IA pour automatiser la détection de certains contenus diffusés sur les plateformes numériques. Le projet intervient alors que Kampala travaille...