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Évolution de l’IA : l’Afrique du Sud appelle à un mécanisme international de suivi

Évolution de l’IA : l’Afrique du Sud appelle à un mécanisme international de suivi
  • Date de création: 15 septembre 2026 15:38

(Agence Ecofin) - Les avancées de l’intelligence artificielle se sont accélérées ces dernières années. Devenue l’une des technologies majeures de la transformation numérique, elle soulève toutefois des enjeux croissants en matière de gouvernance et d’encadrement.

Au sommet des BRICS en Inde, le président sud-africain Cyril Ramaphosa (photo) a proposé, le lundi 13 septembre, la création d’un mécanisme international pour superviser l’IA. L’objectif est d’encadrer une technologie dont les capacités évoluent plus rapidement que les règles censées la réguler.

« Nous ne devons donc ni craindre l'IA, ni l'aborder avec imprudence. Notre responsabilité est de veiller à ce que la gouvernance humaine progresse aussi rapidement que l'intelligence artificielle elle-même. [...] L'Afrique du Sud propose donc que les pays du BRICS mettent en place un mécanisme international destiné à l'évaluation scientifique indépendante de l'IA », a indiqué le président.

Le mécanisme envisagé reposerait notamment sur des évaluations scientifiques indépendantes, des principes garantissant un contrôle humain et le signalement obligatoire des incidents graves. Pretoria souhaite également que les garde-fous soient progressivement renforcés à mesure que les capacités des systèmes augmentent, tout en développant les capacités souveraines en matière d’IA des économies en développement.

Cette proposition intervient alors que la communauté internationale cherche déjà à mettre en place des dispositifs permettant de mieux mesurer l’évolution des capacités de l’IA. L’ONU dispose depuis 2026 d’un panel scientifique international indépendant sur l’IA, chargé de produire des évaluations régulières des capacités, des opportunités, des risques et des impacts de cette technologie. Dans son premier rapport, publié en juillet, le Panel estime que les garde-fous actuels n’évoluent pas au même rythme que les capacités de l’IA. Le Panel doit notamment servir de mécanisme d’alerte précoce pour les décideurs.

D’autres initiatives portent également sur la supervision. L’UNESCO a lancé en 2025 un réseau mondial des autorités chargées de la supervision de l’IA. Celui-ci vise notamment à faciliter la coopération entre régulateurs, le partage d’outils ainsi que les pratiques d’audit et d’évaluation des impacts.

Pour Ramaphosa, cette architecture de gouvernance doit cependant évoluer avec les capacités de l’IA. Il cite des risques liés aux cyberopérations avancées, à la manipulation, à la surveillance de masse, à certaines applications militaires ou biologiques et au risque de voir apparaître des systèmes difficiles à contrôler. Il soutient également la mise en place de contrôles externes et la réalisation d’audits des entreprises développant les systèmes les plus avancés.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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