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Chine: le parti communiste hésite à réduire le poids de l’Etat dans l’économie

  • Date de création: 14 novembre 2013 10:35

(Agence Ecofin) - Le Parti communiste chinois (PCC) a conclu, le 12 novembre, les travaux de sa troisième session plénière sur un engagement à laisser le marché jouer un «rôle décisif en vue d'un «approfondissement général des réformes» sans pour autant se prononcer de façon claire sur une réduction du poids prépondérant de l’Etat dans l’économie.

Cette assemblée plénière du puissant parti au pouvoir a fixé les grandes orientations politiques et économiques du pays pour les prochaines années. Ainsi, la libéralisation devrait se poursuivre sur le plan économique sans que cela ait une quelconque influence sur le système politique. «Le plus important est de  maintenir l'autorité du Parti» sur la Chine, indique le communiqué final du plénum publié par l'agence de presse officielle Chine Nouvelle.

Dans le même temps, l’Etat veut être moins présent dans l’économie. «Le principal problème est de gérer correctement les relations entre le gouvernement et le marché» afin que ce dernier ait un « rôle décisif  dans la répartition des ressources économiques, permettant ainsi au gouvernement de  mieux jouer son rôle», relève le document. Aucun  engagement clair sur la réduction du poids de l’Etat dans l’économie n’a été, toutefois,  annoncé.  Le communiqué publié par le comité central du PCC préconise que «les autorités maintiendront la prépondérance des secteurs économiques d'Etat et les laisseront jouer le rôle moteur». Mais en même temps, les 370 membres du comité central du parti indiquent qu’ils «devraient résolument encourager, soutenir et guider le développement du secteur non public», rappelant que privé et public sont «tous deux des composantes importantes de l'économie socialiste de marché».

Des médias officiels avaient fait état ces derniers jours de l’intention de  Pékin de  favoriser les investissements privés dans les grands groupes publics et d’ouvrir à la concurrence des secteurs actuellement dominés par les monopoles des grandes entreprises d'Etat comme l’énergie,  les chemins de fer les télécoms et la banque.

Les firmes privées devaient  être autorisées à prendre entre 10 et 15% des parts des entreprises publiques, selon la quotidien gouvernemental China Daily qui cite deux responsables de l'agence gérant et supervisant les groupes sous contrôle de l'Etat (Sasac). Cette ouverture du capital des entreprises publiques n’est pas mentionnée dans le communiqué final du PCC. De même, aucune allusion n’est faite à l’ouverture à la concurrence des secteurs aujourd’hui sous monopole d’Etat, parmi lesquels l’énergie, les chemins de fer, les télécoms ou encore la banque. Le comité central se borne à indiquer qu’un «groupe dirigeant central » doit être mis sur pied pour «concevoir et  superviser  les réformes à venir», sans fixer aucun calendrier.

«Le ton (du communiqué) est très vague, ce qui donne l'impression qu'un consensus sur les réformes n'a peut-être pas été trouvé (...) Comme s'il y avait un large accord sur la direction des réformes, mais pas sur la manière de les enclencher », a déclaré  Wang Qinwei, analyste du cabinet Capital Economics, indiquant que «le résultat est bien plus conservateur que ce qu'attendaient les marchés».

L’essentiel de l’économie chinoise est aux mains d’entreprises publiques, autrement dit de cadres du Parti communistes. Il n’est pas étonnant que la volonté de réformes affichée par le président Xi Jinping se heurte à des résistances.  Par ailleurs seule une minorité d’entreprises publiques chinoises est cotée. C’est le cas des géants pétroliers Sinopec, Cnooc et CNPC, du conglomérat China Resources, des groupes de télécoms China Mobile et China Unicom, ainsi que des quatre principales banques du pays.



 
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