À l’image d’autres pays africains, le Congo investit dans le développement de capacités spatiales. Son partenariat avec le Kazakhstan franchit désormais une nouvelle étape.
Le Congo avance dans son projet de premier satellite national d’observation de la Terre avec l’appui du Kazakhstan. Le président Denis Sassou N’Guesso (photo, à droite) et le vice‑Premier ministre kazakh Zhaslan Madiyev (photo, à gauche) ont fait le point sur cette coopération le jeudi 10 septembre à Paris, en marge du premier Sommet international sur l’espace, avec désormais une perspective de lancement du satellite congolais.
Les échanges ont porté sur la réalisation de cet engin et sur les moyens de renforcer les capacités congolaises dans les technologies spatiales et numériques. « Nous travaillons ensemble dans ce domaine spatial pour le lancement d’un premier engin appartenant au Congo », a déclaré Zhaslan Madiyev. Les deux parties ont également évoqué la formation de cadres congolais à l’intelligence artificielle et la création d’équipes mixtes dans les secteurs spatial, numérique et des technologies émergentes.
Cette coopération repose sur un accord d’investissement signé en février 2025 pour développer et mettre en œuvre un système spatial de télédétection de la Terre à haute résolution. Le partenariat associe notamment le développement d’une plateforme satellitaire et un transfert de compétences, avec des applications prévues dans la sécurité nationale, la gestion des ressources naturelles, l’agriculture, l’environnement et la planification urbaine.
Les données produites par le futur système pourront notamment servir à surveiller les forêts, les activités agricoles et minières ainsi que les zones exposées aux inondations. Le projet pourrait également s’inscrire dans la constellation internationale de satellites d’observation de la Terre que le Kazakhstan prévoit de mettre en place d’ici 2030. Celle‑ci doit compter neuf satellites, dont six kazakhs et trois développés avec la Mongolie, le Congo et le Nigeria.
Pour Brazzaville, le partenariat comporte ainsi un volet de renforcement des compétences qui accompagne l’acquisition de capacités d’observation spatiale. La formation de spécialistes et le travail en équipes mixtes doivent notamment permettre au Congo de développer les compétences nécessaires à l’exploitation des données satellitaires et à leur utilisation dans ses politiques publiques.
Samira Njoya
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