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La Côte d’Ivoire mise sur les données pour renforcer la compétitivité du secteur agricole

Bruno Nabagné Koné, ministre ivoirien de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières Bruno Nabagné Koné, ministre ivoirien de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières
  • Date de création: 14 septembre 2026 15:38

(Agence Ecofin) - Avec une contribution de plus de 25 % au PIB national, la Côte d’Ivoire cherche à améliorer sa connaissance de ses systèmes de production. L’enquête agricole 2026 doit notamment fournir des données permettant d’identifier les principales contraintes du secteur et de mieux orienter les investissements en faveur de sa modernisation.

La Côte d’Ivoire veut renforcer sa connaissance du secteur agricole pour mieux orienter les politiques publiques et les investissements. Le gouvernement a lancé, le jeudi 10 septembre, une nouvelle enquête destinée à collecter des données sur les productions vivrières et de rente auprès des ménages agricoles à l’échelle nationale.

Selon le communiqué du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières publié le dimanche 13 septembre, cette opération, prévue sur trois mois, vise à « disposer de données statistiques fiables permettant de mieux cerner les problématiques du secteur agricole et d'assurer une meilleure planification des politiques agricoles ivoiriennes ».

Cette démarche s’inscrit dans un contexte où l’agriculture conserve un poids important dans l’économie ivoirienne. Le secteur employait près de 60 % de la population active et représentait environ 25,5 % du PIB et 40 % des exportations.

Des données pour mieux cibler les politiques agricoles

L’enjeu de cette nouvelle enquête dépasse la seule collecte statistique. Les données doivent permettre d’identifier plus précisément les caractéristiques des exploitations, les niveaux de production et les principales contraintes auxquelles sont confrontés les producteurs.

Depuis 2023, le pays participe au programme « AGRISurvey », qui vise à mettre en place un système intégré de collecte annuelle couvrant les cultures, l’élevage, la pêche et la foresterie. L’enquête agricole annuelle 2024-2025 a été publiée en avril 2026 par l’Agence nationale de la statistique (ANSTAT).

Les résultats de cette enquête avaient notamment mis en évidence la prédominance des exploitations familiales, avec une superficie moyenne de 3,4 hectares par ménage. Ils avaient également révélé une faible couverture des infrastructures d’irrigation : 3 % des parcelles disposaient d’un système d’irrigation, tandis que 97 % dépendaient de l’agriculture pluviale.

Cette amélioration du dispositif statistique accompagne les ambitions du gouvernement en matière de transformation du secteur. La modernisation de l’agriculture et la souveraineté alimentaire figurent parmi les six piliers stratégiques du Plan national de développement (PND) 2026-2030.

Dans cette perspective, l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) a présenté un plan stratégique de développement pour la période 2026-2030, doté de 167,42 milliards FCFA. Le programme comprend 51 projets structurants destinés notamment à accroître la productivité agricole, à moderniser les exploitations et à renforcer la résilience des populations rurales.

Charlène N’dimon

Edité par M.F. Vahid Codjia

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