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Mondial de slam 2026 : quand la poésie devient sport et fait résonner six voix africaines

Mondial de slam 2026 : quand la poésie devient sport et fait résonner six voix africaines
  • Date de création: 13 mai 2026 18:10

(Agence Ecofin) - Le Grand Poetry Slam, qui célèbre sa 20e édition, met à l’honneur une poésie orale contemporaine, un art oratoire accessible à tous, où les poètes du monde entier déclament devant un public. L’aspect compétitif constitue le clou de l’événement avec la distinction des meilleurs talents.

Le Grand Poetry Slam, rendez-vous international de la poésie orale, réunit depuis le lundi 11 mai à Paris six pays africains parmi les vingt nations invitées. Pendant une semaine, la Côte d’Ivoire, Madagascar, le Mali, le Maroc, le Mozambique et le Togo prendront part à la compétition pour décrocher l’une des six places qualificatives pour la finale du samedi 16 mai au Temple de Belleville.

Pour une meilleure compréhension du message véhiculé lors de ce concours international, les performances en langue originale sont interprétées en français et en anglais. Les traductions sont projetées avec une voix off en direct.

Une poésie vivante et ouverte à toutes les langues

Le Grand Poetry Slam n’est pas un concours d’art oratoire comme les autres. Chaque slameur ou slameuse dispose de trois minutes pour présenter un texte inédit, dans sa langue maternelle, au cours d’un spectacle vivant entièrement ouvert à tous.

Les poètes ne sont pas uniquement mis en compétition devant un jury d’experts ; ils participent ensemble à la construction d’un spectacle populaire et participatif.

Au fil des prestations, cinq membres du public, désignés par le maître de cérémonie, évaluent les performances. À la fin de chaque intervention, ils affichent leurs notes devant l’assistance. Ces scores permettent de départager les artistes les plus appréciés du public.

Faire de la poésie un spectacle accessible et vivant constitue l’essence même du slam. Cette pratique valorise autant l’art d’écrire que celui d’interpréter un texte sur scène, tout en encourageant une expression ouverte à tous les styles et à toutes les sensibilités.

C’est avant tout un lieu de rencontre entre des cultures diverses et d’échanges entre personnes venues des quatre coins du monde.  

« Ludique par essence, le slam de poésie prend la forme d’une rencontre sportive et bon enfant. Ainsi avec le Slam, la poésie devient un sport de société où les gens se rencontrent dans une compétition qui tient lieu de prétexte », peut-on lire sur la page d’accueil de la présente édition.

Zoom sur les six participants africains

À côté des pays comme la France, Israël, la Belgique, l’Angleterre ou encore la Russie, l’Afrique conserve de fortes chances de victoire finale notamment grâce à la qualité de ses représentants.

L’Ivoirienne N’GBESSO Amoua Eunice, alias MALS, a remporté le titre de la 10e édition du championnat national de slam. Animée par une foi inébranlable, elle ambitionne de décrocher le titre mondial. La jeune Togolaise Mercy, qui poursuit une série de performances marquantes, s’est illustrée au Talent Show de la Casa Italiana de Lomé, puis au concours du Mansa Group. En 2025, elle est couronnée championne nationale du slam patriotique au Togo. Le parcours du Mozambicain Nicolau Antônio Albano est marqué par une progression remarquable et une victoire sur la scène nationale de la 7e édition du Moz Slam.

Quant au Marocain Amine Mkallech, sa plume viscéralement orientée contre l’injustice sociale constitue un atout majeur. La Malienne 2N, à l’état civil Nene Doukansi, dégage une forte impression avec son engagement et surtout sa voix singulière.

Enfin, la Malgache Mahefasoa Nacha, dite Ampisafy Mafia, fait ses débuts artistiques en 2017. Elle se forge une réputation dans le slam en abordant des causes sociales majeures comme la lutte contre la drogue et les violences faites aux femmes.

Ubrick F. Quenum

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