Facebook Agence Ecofin Twitter Agence Ecofin LinkedIn Agence Ecofin
Instagram Agence Ecofin Youtube Agence Ecofin Tik Tok Agence Ecofin WhatsApp Agence Ecofin

Une experte invite les autorités marocaines à l'introduction prudente des dérivés de crédit

  • Date de création: 13 mars 2014 15:08

(Agence Ecofin) - Fadwa Jouali, cadre compensation à la direction des opérations au sein de la Bourse des Valeurs de Casablanca (BVC), a indiqué, au terme d’une récente étude, que si le Maroc peut actuellement tirer avantage du marché international de la dette souveraine, il doit se montrer prudent quant à l’introduction désormais imminente sur son marché financier, des dérivés de crédits.« Ce marché doit être rigoureusement réglementé pour éviter de reproduire les mêmes erreurs. Dans ce sens, je pense qu’il est primordial de limiter les mouvements spéculatifs, en faisant en sorte que l'acheteur de toutes couvertures (CDS) ait en sa possession le sous-jacent correspondant. Il faudrait, également, limiter les fluctuations de ces produits sur le marché, comme c’est le cas des actions actuellement sur notre marché et cela afin d'éviter l'effet de volatilité », a expliqué Mme Jouali dans une interview publiée dans le bulletin d’information de la BVC.

Comme beaucoup d’analystes dans le monde, l’expert revient sur les Crédit Default Swap, des produits financiers développés par des experts de JP Morgan, avec pour but de permettre aux investisseurs de se couvrir des risques probables et prévus, liées aux obligations en général et aux dettes souveraines en particulier. « Toutefois, ce produit a joué un rôle amplificateur de la crise. Plusieurs mouvements de spéculation ont perturbé le marché obligataire souverain et ont faussé la visibilité des porteurs de titres. Ces derniers ont subi une envolée de leur risque de défaut », explique Fadwa Jouali dans ses recherches.

La chercheuse estime enfin que, le poids et l’impact des agences de notation se sont révélés nocifs pour les marchés de la dette. « Il serait donc primordial de créer des agences de notation régionales qui effectueront des analyses plus approfondies et prendraient en compte la particularité de chaque pays dans la pondération de leurs notes », a-t-elle expliqué.

Pourtant face à une épargne intérieure qui s’essouffle au Maroc, elle pense que le royaume peut tirer avantage de la situation internationale actuelle, et entrer, avec de bons arguments, dans le marché international de la dette, à condition toutefois de bien surveiller les différents produits dérivés qui peuvent entourer cet engagement.

Idriss Linge



 
COMM

Photographie : un livre sur les forêts de la République du Congo

MMA : Francis Ngannou fait son retour dans la cage en direct sur Canal+ Sport 1 en Afrique

Les films et séries d’animation occidentaux bientôt interdits au Nigeria?

Paule-Renée Etogo : « Le Rebranding Africa Forum vise à repositionner l'image de l'Afrique »