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Burkina Faso : 144 millions $ pour la gestion de l’eau et des services agricoles

  • Date de création: 13 février 2025 10:28

(Agence Ecofin) - Au Burkina Faso, l’agriculture contribue à hauteur de 16 % au PIB et emploie près de 75 % de la population active. Ce secteur essentiel à l’économie, est l’un des plus grands consommateurs de ressources hydriques du pays.

Au Burkina Faso, le gouvernement a approuvé le mercredi 12 février en Conseil des ministres un accord de financement de plus de 91,2 milliards de francs CFA (144,4 millions $) conclu avec l’Association internationale de développement (IDA). Cette enveloppe est destinée à financer le Projet de sécurité de l’eau au Burkina Faso (PSE-BF).

Prévu pour une durée de 6 ans, ce projet sera mis en œuvre dans 8 régions à savoir le Plateau-Central, le Centre, le Centre-Sud, le Centre-Est, le Centre-Ouest, les Hauts-Bassins, le Nord et le Sud-Ouest. 

Les interventions prévues porteront entre autres sur la réhabilitation de 35 barrages, l’aménagement de 788 hectares de périmètres irrigués, l’empoissonnement de 15 réservoirs d’eau, la construction de 15 bassins piscicoles, la restauration de 5 000 ha de terres dégradées ou encore la création d’un fonds dédié à l’eau.

« Ce financement contribuera à améliorer la sécurité des barrages, l’accès aux services associés d’irrigation et des bassins versants et la résilience des bénéficiaires face au changement climatique », peut-on lire dans le communiqué du conseil des ministres.

Plus largement, cette initiative devrait contribuer à soutenir les efforts dans le pays pour le développement du secteur agricole. Au Burkina Faso, où le climat est aride comme dans la majorité des pays du Sahel, les interventions se multiplient en faveur de la maîtrise de l’eau et du développement de l’irrigation pour soutenir la production agricole.

Dans le pays, le Comité de pilotage du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA-BF) avait déjà par exemple annoncé en janvier dernier son intention d’injecter plus de 23,6 millions $ dans la réalisation de projets axés sur l’aménagement de périmètres irrigués, de bas-fonds et de jardins maraîchers en 2025.

Selon les données officielles, le Burkina Faso dispose d’un potentiel de plus de 233 500 hectares de terres irrigables pouvant servir à la culture du riz. Sur ce total, la FAO rapporte que moins de 5 % des superficies irrigables sont mises en valeur.

Stéphanas Assocle

Édité par Wilfried ASSOGBA

Lire aussi:

12/02/2025 - Les pays de l’AES envisagent l’adoption d’une politique agricole commune

10/02/2025 - Burkina Faso : un nouveau mécanisme de financement pour la transformation d’anacarde

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