(Agence Ecofin) - Les pertes post-récolte constituent un véritable casse-tête pour de nombreux pays africains. Face à cette problématique, l’une des solutions réside dans l’amélioration de l’accès des petits producteurs aux systèmes de stockage.
Au Kenya, la Société financière internationale (SFI) a approuvé une enveloppe de 2 millions $ au profit du Conseil d’administration du Système d’entrepôts certifiés (WRS). L’information a été donnée dans un communiqué publié sur le site de l’institution financière le 7 février dernier.
Le WRS est une stratégie adoptée par l’exécutif en 2020 et visant à développer des infrastructures de stockage certifiées pour la conservation des matières premières agricoles en vue de réduire les pertes post-récoltes et d’améliorer l’approvisionnement local en denrées de bases.
Cet appui financier consenti par la SFI s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’un programme d’appui technique et de conseil qui se déroulera jusqu’en août 2025. Dans les détails, les interventions se déclineront en deux volets dont le premier sera l’établissement d’un environnement institutionnel et juridique favorable au développement du WRS.
« Ce premier volet permettra de clarifier la notion d’entrepôts certifiés, leur statut juridique, les droits et obligations des exploitants et des banques, la structure de l’organisme en charge de la réglementation du système WRS, de garantir la performance des infrastructures et de minimiser les frais et le coût de la réglementation », peut-on lire dans le communiqué.
Le deuxième volet portera notamment sur la mobilisation de nouveaux financements. L’institution financière entreprendra des activités de promotion en collaboration avec l’exécutif dans le but d’attirer des investissements de la part des opérateurs privés et d’autres institutions financières sur le segment de l’entreposage tout au long des différentes chaînes de valeur agricoles.
Il faut noter que depuis le lancement officiel du WRS en janvier 2022, le Kenya ne possède que 5 entrepôts de stockages certifiés. Rappelons que dans le pays, les pertes post-récolte concernent chaque année entre 30 et 40 % de la production agricole selon les données de l’exécutif.
Stéphanas Assocle (Stagiaire)
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