(Agence Ecofin) - Au Cameroun, le tribunal de première instance de Yokadouma a été sans pitié dans de son verdict rendu le 3 avril dernier. 17 braconniers d’éléphants et les trafiquants des perroquets gris d’Afrique ont écopé de peines d’emprisonnement ferme allant de 10 à 30 mois doublées d’amendes et dommages et intérêts qui s’élèvent à environ 77 millions F CFA.
La lutte contre le braconnage à l’Est lancée par le gouvernement vient ainsi de prendre sa vitesse de croisière. D’autant plus que cette sentence tombe un mois après la condamnation controversée par le même tribunal de quatre trafiquants de 44 défenses d'ivoire à une peine d'emprisonnement de 30 jours. Une sobre condamnation qui avait surpris la communauté nationale et internationale impliquée dans la conservation des ressources forestières et fauniques.
Le Ministère des Forêts et de la Faune et le WWF avaient alors fait appel de cette décision considérée comme légère dans une zone où sévit le pillage général des ressources forestières et fauniques. Toute chose qui aurait probablement amené les juridictions compétentes de l’Est à se rattraper, infligeant des sanctions plus à la mesure des transgressions.