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Sécurité aérienne : le Niger veut mettre son cadre réglementaire à niveau

Sécurité aérienne : le Niger veut mettre son cadre réglementaire à niveau
  • Date de création: 11 septembre 2026 19:53

(Agence Ecofin) - Alors que le trafic aérien africain devrait fortement progresser dans les prochaines années, les Etats sont confrontés à la nécessité de renforcer leurs dispositifs de contrôle pour accompagner cette croissance sans accroître les risques opérationnels.

Le Niger prévoit de renforcer la sécurité et la sûreté de son transport aérien en mettant à niveau un cadre réglementaire jugé insuffisant face aux évolutions du secteur et aux exigences internationales. Le gouvernement a décidé, le jeudi 10 septembre, de réviser le Code de l’aviation civile adopté en 2010 à la suite des insuffisances relevées lors d’audits réalisés par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et l’UEMOA.

Depuis l’adoption du texte, le Niger a ratifié plusieurs conventions internationales dans le domaine de l’aviation civile et de nouvelles normes ont été introduites dans les annexes à la Convention de Chicago. Le gouvernement estime ainsi nécessaire d’adapter la réglementation nationale à ces évolutions.

La réforme prévoit également une refonte du cadre juridique de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC-Niger). Elle doit notamment permettre de revoir sa gouvernance, de clarifier ses missions et de renforcer le système national de supervision de la sécurité et de la sûreté. Le projet prévoit la création d’un conseil d’orientation et de contrôle et d’une direction générale, ainsi que la détermination du niveau d’adoption des règlements techniques de l’aviation civile.

Un enjeu à l’échelle de l’Afrique

Cette mise à niveau survient dans un contexte où la sécurité demeure un enjeu majeur pour l’aviation subsaharienne. Selon l’IATA, la région a enregistré sept accidents en 2025, contre un taux d’accidents de 7,86 par million de vols, en baisse par rapport à 12,13 en 2024. Bien que le taux d'accidents soit en amélioration et inférieur à la moyenne quinquennale de 9,37, l’Afrique subsaharienne reste la région avec le niveau de sécurité de la navigation aérienne le moins élevé au monde.

Au-delà de la réglementation, la sécurité aérienne reste liée à plusieurs facteurs, dont l’état des infrastructures, la formation des personnels, la capacité de supervision des Etats et l’âge des flottes.

L’enjeu est appelé à prendre de l’ampleur avec la croissance attendue du marché. Les prévisions officielles tablent sur un doublement du trafic aérien africain d’ici 2043. Pour les Etats, l’amélioration des normes et des mécanismes de contrôle devra donc accompagner l’augmentation des opérations afin de limiter les risques liés à cette expansion.

Henoc Dossa

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