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Solaire commercial et industriel : Spark obtient un financement en rands pour ses projets en Afrique

Solaire commercial et industriel : Spark obtient un financement en rands pour ses projets en Afrique
  • Date de création: 11 septembre 2026 13:06

(Agence Ecofin) - Le coût du financement et le risque de change restent deux freins à l’essor des solutions solaires décentralisées en Afrique. Une nouvelle opération montre cependant comment des capitaux internationaux peuvent être mobilisés sans exposer directement le projet à une dette en dollars ou en euros.

L’investisseur Developing World Markets (DWM) a annoncé fin août une facilité de crédit senior garantie de 80 millions de rands, soit environ 5 millions USD, en faveur de Spark Energy Services, une plateforme de financement gérée par Camco. Les fonds doivent soutenir des projets solaires d’autoproduction destinés aux entreprises commerciales et industrielles en Afrique.

Le prêt est libellé en rands, alors même qu’il est apporté par un investisseur international, et qu'il ne nécessite pas de couverture de change. DWM indique que le financement a été structuré ainsi pour correspondre au profil de revenus d’un important projet C&I de Spark en Afrique du Sud, de sorte que la dette soit remboursée dans la même monnaie que celle générée par l’actif. 

Ce montage survient dans un contexte où l’accès au financement local reste difficile pour de nombreux projets solaires décentralisés sur le continent. Dans son rapport « Financing Electricity Access in Africa », l’Agence internationale de l’énergie (AIE) indique que les développeurs font souvent face à des taux de dette locale supérieurs à 15 %, contre environ 5 % dans les économies avancées. À ces niveaux, le service de la dette peut devenir difficile à supporter pour des projets dont les marges sont déjà contraintes selon le rapport.

Les financements concessionnels internationaux offrent généralement de meilleures conditions, mais l’AIE souligne qu’ils sont presque toujours libellés en dollars ou en euros. Lorsque les revenus du projet sont encaissés en monnaie locale, le risque de change est alors transféré au développeur. Le rapport note que les instruments de couverture peuvent le réduire, mais leur coût et leur complexité restent importants, notamment pour les petites entreprises locales.

Le financement accordé à Spark essaye donc de faire face à ces deux contraintes. Il mobilise du capital international tout en maintenant la dette dans la monnaie des revenus du projet. Son taux d’intérêt et sa maturité n’ont toutefois pas été communiqués, ce qui ne permet pas d’évaluer son coût par rapport aux financements locaux.

À fin 2025, Spark gérait 28 millions USD d’actifs, avait soutenu 27 entreprises C&I et travaillait avec 15 partenaires développeurs. Son portefeuille comptait 8,4 MWp de capacités renouvelables opérationnelles ou en construction, tandis que la plateforme peut financer jusqu’à 100 % du coût initial des installations développées avec ses partenaires locaux.

Abdoullah Diop

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