Soumis à une enquête aux Etats-Unis, le Sud-Africain Goldfields chute sur le NSYE

  • Date de création: 11 septembre 2013 12:40

(Agence Ecofin) - Le titre de l’opérateur minier Goldfields a chuté de 0,48% sur le marché financier américain (NYSE) où l’entreprise est cotée, après que ses dirigeants aient reconnu qu’une enquête a été ouverte, sur des faits de corruption concernant l’acquisition d’un de ses permis miniers en Afrique du Sud il y a trois ans.

La Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme financier des Etats-Unis, mène des investigations au sujet d’un deal de 210 millions $ dans lequel Goldfields avait obtenu le permis d’exploitation de la mine de South Deep près de Johannesburg.

L’affaire, qui n’est pas à sa première évocation dans la presse a rebondi la semaine dernière, lorsque le journal sud-africain Mail & Guardian a rapporté qu’un cabinet d’avocats recruté par Goldfields pour mener une investigation indépendante sur la question, a confirmé les malversations. Le problème soulevé fait grand bruit parce qu’on retrouve cités parmi les bénéficiaires des faits critiqués, les noms de personnalités politiques comme Baleka Mbete, la présidente de l’ANC (Parti au Pouvoir) et des proches des héros de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud

L’ANC (African National Congress) fondé par Nelson Mandela a fait savoir pour sa part qu’elle porterait plainte contre le Mail & Guardian. Chez Goldfields on est un peu plus réservé, protection des investisseurs oblige.

« A ce stade d’évolution il n’est pas possible de définir avec exactitude quels effets les résultats de l’enquête, les découvertes du régulateur américain (SEC) ou tout autre développement autour de cette affaire auront sur l’entreprise », a déclaré l’opérateur dans son communiqué

Il faut noter que l’affaire éclate au mois de mars 2013, lorsque Mamphela Ramphele, ancienne présidente du conseil d’administration de Goldfields et aujourd’hui à la tête d’un parti qui défie l’ANC au pouvoir, a révélé que l’entreprise a accordé des avantages à des personnes politiquement introduites en échange de l’acquisition du permis pour sa mine de South Deep.

Goldfields, le plus grand producteur d’or en Afrique du Sud, qui est aussi coté sur le JSE, s’est toujours défendu des accusations portées contre lui dans cette affaire, mettant en avant son « attachement à l’éthique et au respect des règles ». La société depuis est plusieurs mois en proie à de vives tensions sociales sur la question des salaires.