(Agence Ecofin) - Les partisans de l’ancien président, libérés en novembre dernier, ont rencontré le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko afin de plaider la cause de leurs camarades encore détenus.
Une soixantaine de pro-Gbagbo sont actuellement détenus dans l’attente de leur procès. Plusieurs libérations conditionnelles avaient été refusées en décembre dernier par le tribunal d’Abidjan. A travers leur représentant, Gnamien Yao, ancien ministre et porte-parole de la délégation de la Ligue des mouvements pour le progrès (LMP), les pro-Gbagbo plaident pour que « la famille ivoirienne se retrouve dans sa diversité » « sous le signe de l’exception ivoirienne faite de pardon, d’humilité, et de responsabilité ».
Le ministre de l’Intérieur a accueilli la démarche de la délégation avec grande satisfaction. Il a ainsi indiqué que « dans la paix, l’humilité, le respect de l’autorité de l’Etat, et la repentance, tout peut s’obtenir » ajoutant que « par contre, l’on ne parvient à rien dans la défiance, l’arrogance, la violence etc. ». Si le ministre affirme que le gouvernement est prêt à écouter l’opposition et le président emprunt d’une volonté de réconciliation et de paix, il considère la demande comme prématurée au regard de la réalité.
« Il y a des gens qui portent encore le deuil de part et d’autre, donc à chaque fois qu’ils voient un acte d’apaisement ils ont le sentiment que c’est de l’injustice. » a déclaré Hamed Bakayoko. Pour le ministre, il faut ainsi « voir plus loin » et « donner le courage de [se] réconcilier » précisant que « pour se réconcilier, il faut être deux ».