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Campagne café-cacao 2025-2026 en RDC: malgré une production en hausse, les exportations reculent

Campagne café-cacao 2025-2026 en RDC: malgré une production en hausse, les exportations reculent
  • Date de création: 09 septembre 2026 10:25

(Agence Ecofin) - Le café et le cacao figurent parmi les principales cultures d'exportation en RDC. La filière fait face à une double pression, entre la contrebande qui draine les volumes et les nouvelles exigences européennes sur la traçabilité.

Entre 2018 et 2025, l’encours moyen de crédit par emprunteur accordé par les institutions de microfinance (IMF) en RDC est passé de 530 à 2 891 dollars, soit une multiplication par environ 5,5, selon une étude publiée en août 2026 par Innogence Consulting en collaboration avec l’Association nationale des institutions de microfinance (ANIMF) et l’Association professionnelle des coopératives d’épargne et de crédit (APROCEC).

Dans le même temps, le nombre moyen d’emprunteurs suivis par un agent de crédit est tombé de 376 à 79, tandis que l’encours moyen géré par agent progressait de 199 000 à 229 000 dollars.

Ces évolutions traduisent un changement dans la structure du portefeuille : les agents suivent moins de dossiers, mais chacun représente davantage de valeur financière. Pour les auteurs de l’étude, le secteur se rapproche ainsi d’une logique de mésofinance, intermédiaire entre le microcrédit traditionnel et le financement bancaire classique.

Ces données reposent toutefois sur un échantillon évolutif de 19 à 26 IMF entre 2018 et 2025.

Les MPME prennent davantage de place

Cette montée en gamme apparaît particulièrement dans le financement des micro, petites et moyennes entreprises (MPME). Le montant moyen des crédits qui leur sont accordés est passé de 2 824 dollars en 2018 à plus de 6 143 dollars en 2025, tandis que l’encours global qui leur est consacré a été multiplié par cinq au sein de l’échantillon.

Certains produits proposés par les IMF atteignent désormais des montants nettement supérieurs au microcrédit de subsistance traditionnel. Advans Congo propose par exemple son « Crédit Boss », destiné notamment aux investissements et aux extensions de capacités, avec des financements à partir de 30 000 dollars. SMICO consacre, de son côté, environ 80 % de son portefeuille aux crédits professionnels.

Cette évolution est soutenue par des mécanismes de refinancement et de partage du risque. Le Fonds pour l’inclusion financière (FPM) a notamment accordé 5,9 millions de dollars à Baobab RDC pour soutenir le financement des MPME. Pour SMICO, il a structuré un dispositif combinant 4,85 millions de dollars de refinancement et une garantie de portefeuille de 7 millions de dollars.

Le changement est encore plus marqué dans le financement des femmes. Le montant moyen accordé est passé de 302 dollars en 2018 à 3 894 dollars en 2025. Dans le même temps, le nombre d’emprunteuses a été divisé par deux, tandis que l’encours qui leur est consacré a été multiplié par plus de six.

Modèle plus rentable, mais plus sélectif

Cette transformation répond à une logique économique. « Ce recentrage stratégique a un impact direct sur l'efficience du secteur, contribuant à réduire les coûts de transaction, d'acquisition et de supervision par dollar prêté, maximisant le produit net par client », affirme l’étude.

Le microcrédit traditionnel implique en effet de traiter un grand nombre de petits dossiers, chacun générant des coûts de prospection, d’analyse, de décaissement et de recouvrement. En augmentant la taille moyenne des crédits, les institutions peuvent répartir ces coûts sur des encours plus élevés.

Pour les plus petits clients, cette évolution comporte toutefois un risque : celui de voir des institutions historiquement orientées vers leurs besoins consacrer une part croissante de leurs ressources à des entreprises plus structurées, capables d’absorber des crédits de plusieurs milliers, voire de plusieurs dizaines de milliers de dollars.

Le rapport décrit lui-même cette évolution comme un abandon progressif de « l’approche de masse du microcrédit de subsistance » au profit des MPME et de segments jugés plus créateurs de valeur.

Pierre Mukoko

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02/10/2025 : Togo : les exportations de café-cacao progressent de 50 % en 2024-2025

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