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Western Forelands : le pari d’une 2ème mine de cuivre progresse pour Ivanhoe Mines en RDC

Western Forelands : le pari d’une 2ème mine de cuivre progresse pour Ivanhoe Mines en RDC
  • Date de création: 09 septembre 2026 04:49

(Agence Ecofin) - Depuis une première découverte rapportée en 2023, le potentiel du projet d’exploration Western Forelands d’Ivanhoe Mines en RDC n’a cessé de s’étendre. En 2025, la société rapportait une hausse des ressources minérales, dont 8,38 millions de tonnes dans la catégorie dite inférée.

Mardi 8 septembre, Ivanhoe Mines a annoncé une hausse de 30 % des ressources minérales de son projet cuprifère Western Forelands, en République démocratique du Congo. Une progression qui renforce le statut de cet actif, présenté comme abritant la « plus grande et la plus riche découverte de cuivre au monde de la dernière décennie », et conforte les ambitions du groupe canadien d’y planifier le développement d’une nouvelle mine, alors qu’il exploite déjà le complexe Kamoa-Kakula dans le pays.

Western Forelands constitue un ensemble de permis couvrant 2 426 km². Le projet a connu une première avancée notable en 2023 avec la définition d’une première ressource minérale. Il s’articule à la fois autour du district de Makoko, qui regroupe lui-même plusieurs gisements, et du gisement de Kiala. Depuis la précédente mise à jour publiée en 2025, qui avait porté le potentiel total à 985 millions de tonnes de cuivre contenu dans les ressources indiquées et à 8,38 millions de tonnes dans les ressources inférées, Ivanhoe indique avoir réalisé 64 000 mètres de forage au cours des 15 mois écoulés.

Ces travaux permettent désormais à Western Forelands d’afficher environ 1,11 million de tonnes de cuivre contenu dans les ressources indiquées et 11,01 millions de tonnes dans les ressources inférées. Une estimation appelée à progresser avec les nouveaux programmes d’exploration en cours et ceux prévus à terme, destinés à accroître le potentiel du projet, mais aussi et surtout à améliorer le niveau de confiance géologique en faisant passer davantage de ressources dans la catégorie « indiquée ». Celle-ci offre un niveau de confiance supérieur à la catégorie « inférée », sans toutefois atteindre celui des ressources mesurées et, a fortiori, des réserves minérales exploitables.

Tous ces éléments doivent plus largement alimenter une étude de préfaisabilité dont le lancement est prévu début 2027. Cette étape prépare la voie vers le développement d’une mine et doit notamment permettre de préciser les paramètres techniques et économiques d’une éventuelle exploitation, des capacités de production aux coûts d’investissement. Parallèlement, la société indique avoir entamé les premiers travaux sur le site, notamment le terrassement et la construction de routes, ainsi qu’une mise à jour complète de l’étude d’impact environnemental et social (EIES) du projet.

Un processus de développement rapide tel Kamoa-Kakula

Au-delà de cette progression, la mise à jour a aussi été l’occasion pour Ivanhoe de réaffirmer ses ambitions pour Western Forelands. L’objectif est de faire rapidement progresser le projet vers sa phase de développement, en s’inspirant de la trajectoire suivie par Kamoa-Kakula. Cette mine présentée comme la plus grande de RDC par sa capacité, est entrée en construction en 2019, soit quatre ans après la découverte de Kakula, l’un de ses principaux gisements. La première production de concentré est intervenue en juillet 2021, avant que le site ne poursuive sa montée en puissance au cours des années suivantes.

Les dynamiques du marché semblent également jouer en faveur d’Ivanhoe Mines. Le prix du cuivre reste solide, avec une progression à environ 6,7 dollars la livre mardi, soit une hausse quotidienne de plus de 2 % selon Trading Economics. Les anticipations d’un déficit d’approvisionnement, sur fond de forte demande attendue avec la transition énergétique et l’essor de l’intelligence artificielle, complètent le tableau. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), ce déficit pourrait atteindre près de 25 % à l’horizon 2035. Un contexte sur lequel Ivanhoe compte d’ores et déjà, en inscrivant ses plans pour Western Forelands dans une « époque où les appels désespérés à de nouvelles sources de cuivre se font plus pressants et où les découvertes de cuivre se font plus rares ».

Comme cette prévision, la concrétisation des ambitions affichées pour l’actif congolais reste toutefois une histoire à écrire pour la société. Faire progresser les ressources de Western Forelands, notamment celles du district de Makoko, vers des niveaux de connaissance géologique permettant d’envisager la construction d’une mine, puis réunir les financements et les conditions techniques et réglementaires nécessaires, sont autant de prérequis qu’Ivanhoe devra encore remplir. Bloomberg, citant des propos de Robert Friedland, fondateur d’Ivanhoe, a par ailleurs rapporté un fort intérêt pour le projet, notamment de la part de certaines entreprises américaines du secteur technologique.

Aurel Sèdjro Houenou

Édité par Wilfried ASSOGBA 

Lire aussi :

15/05/2025 - Cuivre : Ivanhoe double les ressources minérales de son projet Makoko

08/05/2026 - Cuivre : Ivanhoe revoit à la hausse son budget d’exploration 2026 à 86 millions $ en RDC

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