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La BIDC mobilise 260 millions $ pour la construction d'un tronçon de la route transsaharienne au Nigeria

La BIDC mobilise 260 millions $ pour la construction d'un tronçon de la route transsaharienne au Nigeria
  • Date de création: 09 juillet 2026 12:07

(Agence Ecofin) - Depuis plusieurs décennies, les corridors régionaux sont au cœur des stratégies africaines d'intégration. Au-delà de la construction des infrastructures, leur succès repose aussi sur la capacité des États à lever les obstacles logistiques, commerciaux et sécuritaires.

Le Nigeria bénéficiera d'un financement de 260 millions USD de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) pour la construction d'un tronçon de 123 km sur la route transsaharienne. Ce financement vise à améliorer la connectivité routière, fluidifier les échanges commerciaux, réduire les coûts logistiques et renforcer l'intégration économique régionale.

La transsaharienne figure parmi les principaux projets d'intégration du continent africain. À terme, elle doit relier directement 6 pays, à savoir l'Algérie, la Tunisie, le Mali, le Niger, le Nigeria et le Tchad, à travers un réseau de 9 022 km, dont 4 498 km pour le corridor principal reliant Alger à Lagos. Ce réseau sera complété par plusieurs axes secondaires destinés à connecter d'autres pays. 

Au Nigeria, le corridor couvre 699 km, entre Lagos et Kongolam, à la frontière avec le Niger, selon le rapport de la CNUCED intitulé « Vers un corridor économique : Commercialisation et gestion de la route transsaharienne ». Le document précise toutefois que l'itinéraire routier effectivement emprunté entre Lagos et Kongolam atteint 1 131 km, en raison du tracé des routes existantes.

Lancé dans les années 1970, le projet en est à plus de 80 % des infrastructures routières désormais achevées selon la Banque africaine de développement (BAD). Une fois finalisé, il devrait renforcer les échanges entre l'Afrique du Nord, l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale. La BAD estime également que cette infrastructure permettra de réduire les coûts de transport et de logistique, de raccourcir les délais d'acheminement des marchandises, et d'améliorer la compétitivité des échanges intra-africains, dans le contexte de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Les retombées potentielles concernent directement ou indirectement les populations de 32 zones et 74 agglomérations, sur un territoire d'environ 4,4 millions de km².

Malgré ces perspectives, la concrétisation du corridor reste conditionnée à la levée de plusieurs contraintes, notamment en matière d'infrastructures, d'harmonisation réglementaire, de coordination institutionnelle et de sécurité le long de l'itinéraire.

Henoc Dossa

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