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Le Ghana veut passer d'une gestion réactive à une prévention numérique des incendies

Le Ghana veut passer d'une gestion réactive à une prévention numérique des incendies
  • Date de création: 08 septembre 2026 14:07

(Agence Ecofin) - La gestion des incendies au Ghana a surtout reposé sur les inspections physiques, les certificats papier et l'intervention des secours après le déclenchement d'un sinistre. Le pays cherche désormais à faire davantage de la technologie un outil de prévention.

Le Ghana National Fire Service (GNFS) a lancé le déploiement national de l'Automated Fire Compliance and Safety System (AFCAS), une plateforme numérique permettant notamment de demander en ligne des permis et certificats de sécurité incendie et d'assurer la traçabilité des équipements concernés. Tous les équipements installés devront porter un code QR officiel permettant d'identifier les équipements lors des contrôles.

Le système remplace une partie des procédures reposant jusque-là sur des demandes physiques, des certificats papier et des inspections difficiles à centraliser. Pour les autorités, la numérisation doit permettre de disposer d'une meilleure visibilité sur la conformité des bâtiments et des équipements de sécurité à l'échelle nationale.

La prévention moderne des risques repose de plus en plus sur la capacité des institutions à collecter, centraliser et exploiter des informations pour identifier les vulnérabilités avant qu'elles ne contribuent à provoquer ou à aggraver une catastrophe. Dans son rapport mondial de 2024 sur les systèmes d'alerte multirisques, l'Office des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR) place notamment la connaissance des risques, la surveillance et la préparation à la réponse parmi les composantes essentielles de ces dispositifs.

Cette question est particulièrement importante pour les villes africaines, confrontées à une urbanisation rapide et à une pression croissante sur leurs infrastructures et services. Selon le rapport « State of African Cities 2026 » d'ONU-Habitat, les villes du continent doivent encore construire une grande partie de leurs infrastructures, ce qui leur offre la possibilité d'adopter dès leur conception des approches davantage fondées sur la technologie et la résilience.

Toutefois, dans son rapport « Leveraging AI to enhance multi-hazard early warning systems », publié en juillet 2026, l'Office des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR) rappelle que les outils numériques ne remplacent pas les institutions et les capacités humaines. Leur efficacité dépend des données disponibles, des infrastructures et de la capacité des autorités à traduire les informations recueillies en décisions opérationnelles.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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