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RDC : l’or attire de nouveaux investisseurs, avec plusieurs projets dans les starting-blocks

RDC : l’or attire de nouveaux investisseurs, avec plusieurs projets dans les starting-blocks
  • Date de création: 07 septembre 2026 11:34

(Agence Ecofin) - En septembre 2025, Louis Watum Kabamba, ministre des Mines de la RDC, annonçait l’ambition du gouvernement d’attirer de nouveaux investisseurs pour développer de nouvelles mines industrielles d’or dans le pays. De quoi diversifier une filière encore portée par la mine Kibali.

Vendredi 4 septembre, le ministre des Mines de la RDC, Louis Watum Kabamba, s’est entretenu avec une délégation de la Société de Kilo-Moto (SOKIMO SA) sur l’état d’avancement du projet aurifère de Mongbwalu. Celui-ci est développé dans le cadre d’une coentreprise entre cette compagnie publique et Horizon Corporation, société minière également présente en Zambie et en Namibie. Une association qui illustre les recompositions en cours dans la filière aurifère congolaise, sur fond de hausse des prix de l’or depuis l’an dernier et d’arrivée de nouveaux investisseurs.

Plusieurs projets industriels émergent

Présenté comme un ancien actif d’AngloGold Ashanti, Mongbwalu dispose actuellement d’une estimation historique de 2,9 millions d’onces de ressources minérales. Un potentiel qu’Horizon Corporation entend valoriser en mobilisant, via sa filiale Shari Minerals, ses ressources et son expérience dans le développement minier, en partenariat avec la SOKIMO. Les deux parties ont entériné leur partenariat en mars 2026. Horizon Corporation indique avoir depuis entamé les travaux de construction sur le site, avec l’objectif d’une mise en production à mi-2027. Ni l’investissement nécessaire, ni la capacité de production de la future mine, ni la structure de la coentreprise n’ont toutefois été précisés.

Dans le même temps, DRC Gold, société minière cotée à la Canadian Securities Exchange (CSE), a annoncé la semaine dernière un accord pouvant lui permettre d’acquérir 55 % de parts dans le projet Giro. Situé, comme Mongbwalu, dans la ceinture de roches vertes de Kilo-Moto, celui-ci abrite 4,1 millions d’onces de ressources minérales sur son gisement de Kebigada. Un peu plus tôt, le dimanche 30 août, Avanti Gold annonçait de son côté le lancement d’une levée de fonds visant à mobiliser 45 millions de dollars canadiens (32 millions USD) pour financer les travaux techniques destinés à établir les premiers indicateurs économiques d’une mine sur son projet Misisi. L’actif héberge actuellement 3,11 millions d’onces de ressources minérales et fait l’objet d’un programme d’exploration de 42 000 mètres destiné à en renforcer le potentiel.

Parallèlement, d’autres projets suscitent l’attention, à l’image d’Adumbi. Ce projet qui affiche un potentiel de 3,66 millions d’onces de ressources minérales, est désormais contrôlé par le chinois Chengtun Mining, après le rachat de Loncor Gold, son ancien opérateur, pour environ 267 millions de dollars canadiens.

Soutenir la diversification de la production nationale

Pour la République démocratique du Congo, dont le potentiel minier reste largement associé au cuivre et au cobalt, ces développements mettent en lumière une filière aurifère en quête de sang neuf. En septembre 2025, le ministre Kabamba indiquait ainsi, dans une interview accordée à Bloomberg, que le gouvernement ambitionnait de conclure des accords pour développer de nouvelles mines industrielles d’or. L’objectif est de renforcer une filière qui contribue déjà aux recettes d’exportation, avec 2,28 milliards USD générés en 2025, mais qui reste largement portée par la mine Kibali.

En 2025, le secteur a enregistré une production de 28,2 tonnes d’or, dont 25,58 tonnes provenaient de ce complexe aurifère opéré par Barrick Mining, selon les données officielles. Le reste de la production était réparti entre MCC Resources qui opère dans la province de l’Ituri, la SOKIMO, la société chinoise Kimia Mining Investment et les exploitations artisanales. La concrétisation de projets comme Mongbwalu ou Giro, pour lesquels DRC Gold ambitionne de faire passer le projet « au stade de la production le plus rapidement possible », pourrait ainsi contribuer à réduire cette concentration de la production industrielle.

Le contexte de marché, marqué par la flambée des prix de l’or depuis 2024, offre par ailleurs des conditions relativement favorables à ces développements. Après avoir atteint un nouveau record historique à 5 500 USD l’once en début d’année, avant de ralentir ces derniers mois, le métal jaune devrait rester à des niveaux élevés selon plusieurs analystes. JP Morgan anticipe notamment un prix moyen de 6 000 USD l’once au quatrième trimestre. Ces perspectives ne suffisent toutefois pas à garantir la concrétisation des projets évoqués plus haut. Plusieurs étapes et zones d’ombre subsistent, à Mongbwalu comme à Misisi ou Adumbi, depuis la confirmation de la viabilité économique d’une éventuelle exploitation industrielle jusqu’à la mobilisation des financements et l’obtention des autorisations réglementaires nécessaires à la construction.

Le contexte sécuritaire constitue également un facteur de risque pour l’avancement des projets. En Ituri, où se trouvent plusieurs de ces actifs, MCC Resources a ainsi suspendu en mars dernier ses opérations sur certains sites à la suite d’une attaque armée. Autant d’éléments qui devront déterminer si l’intérêt des investisseurs pour l’or congolais peut effectivement se traduire par de nouvelles capacités de production et, au-delà, par davantage d’emplois et de retombées économiques pour le pays.

Aurel Sèdjro Houenou

Édité par Wilfried ASSOGBA

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31/08/2026 - Or : le canadien Avanti veut lever 25 millions $ pour progresser vers une mine en RDC

26/09/2026 - Or : la RDC envisage de nouvelles mines industrielles, sur fond de hausse des prix                                           

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