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Burkina Faso : 260 000 $ d’amendes générés par la vidéo verbalisation en un mois

Burkina Faso : 260 000 $ d’amendes générés par la vidéo verbalisation en un mois
  • Date de création: 07 septembre 2026 05:49

(Agence Ecofin) - La persistance des infractions routières complique les efforts du Burkina Faso pour améliorer la sécurité sur ses routes. Pour renforcer le contrôle des usagers, le pays a introduit la vidéo‑verbalisation, dont le premier bilan permet déjà de mesurer les effets.

Le Burkina Faso s’appuie désormais sur la vidéo‑verbalisation pour automatiser le contrôle des infractions routières. Entre le 1er et le 31 août, les caméras installées sur plusieurs axes ont relevé 19 910 infractions, générant 146,559 millions de francs CFA (environ 260 000 dollars) d'amendes. Le bilan a été présenté vendredi 4 septembre par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana.

Le système repose sur des caméras installées sur les axes routiers pour détecter et enregistrer les infractions commises par les usagers. Les images sont ensuite transmises aux services compétents, qui peuvent identifier les contrevenants et établir les contraventions correspondantes, sans intervention directe d’un agent sur le lieu de l’infraction. Le dispositif permet de centraliser les informations liées aux infractions constatées.

Le non‑port de la ceinture de sécurité constitue la principale infraction relevée, avec 71,31 % des cas. Il est suivi des excès de vitesse (15,36 %), du non‑respect de la signalisation lumineuse (12,26 %) et de l’usage manuel du téléphone portable au volant (1,07 %). Entrée officiellement en vigueur le 1er août à minuit, la vidéo‑verbalisation avait déjà permis de constater 1 083 infractions au cours de ses douze premières heures de fonctionnement.

Sur les 146,559 millions de francs CFA d’amendes générés au cours du mois, 16,1 millions de francs CFA avaient été recouvrés au moment du bilan. Pour améliorer le recouvrement, une brigade a par ailleurs été mise en place afin de rechercher les contrevenants qui ne s’acquittent pas de leurs amendes dans les délais. Le dispositif ajoute ainsi au contrôle automatisé un mécanisme de suivi des sanctions, avec un enjeu désormais centré sur la transformation des infractions enregistrées en recettes effectivement encaissées.

Samira Njoya

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