(Agence Ecofin) - Le Libéria dépend entièrement des importations pour couvrir ses besoins de consommation en blé. Avec la croissance de la demande pour les produits dérivés de la céréale, les opportunités sont nombreuses dans l’industrie meunière.
Au Libéria, la Chambre des représentants vient d’approuver la signature d’un accord d’incitation à l’investissement entre le gouvernement libérien et le groupe agro-industriel Modern Mills Liberia, apprend-on du quotidien local Daily Observer.
Cet accord d’une durée de 15 ans porte sur l’installation et l’exploitation d’une usine dédiée à la transformation du blé en farine et en produits dérivés, dans le comté de Montserrado localisé dans l’est du pays. La minoterie dont le coût total est estimé à 40,5 millions $, sera dotée d’une capacité de traitement de 150 tonnes de blé par jour.
En contrepartie des avantages fiscaux dont il bénéficiera, Modern Mills sera tenu, entre autres obligations, d’employer au moins 150 personnes au cours des cinq premières années de lancement de l’usine. L’investisseur privé versera également une subvention annuelle de 5 000 $ pour l’octroi de bourses d’études aux étudiants issus des communautés affectées par le projet.
Selon les autorités, la mise en œuvre du projet permettra d’accroître la capacité d’écrasement de blé du pays pour améliorer le niveau de l’offre locale en farine de blé en vue de réduire la facture des importations de la denrée.
En 2019, le pays s’est procuré plus de 2 700 tonnes de farine de blé d’une valeur de 1,8 million $ sur le marché international pour satisfaire ses besoins de consommation selon les données de la Banque mondiale.
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