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Avec le manganèse botswanais, Giyani Metals avance ses pions pour profiter du boom des véhicules électriques

  • Date de création: 06 septembre 2021 17:25

(Agence Ecofin) - Plusieurs métaux entrent dans la fabrication des batteries utilisées dans les véhicules électriques. Alors que ce marché explose sous l’influence des plans de transition énergétique, de nombreuses compagnies et pays producteurs se positionnent pour satisfaire la demande.

La compagnie minière Giyani Metals a fait passer la quasi-totalité des 1,7 million de tonnes de ressources minérales inférées précédemment identifiées à son projet de manganèse K.Hill, dans la catégorie des ressources minérales indiquées.

Selon la nouvelle estimation publiée le 2 septembre dernier, cette catégorie beaucoup plus précise que la précédente héberge désormais 1,6 million de tonnes de ressources titrant 22 % d’oxyde de manganèse, soit plus de 350 000 tonnes de métal.

« Notre première déclaration de ressources minérales indiquées est une autre étape importante pour Giyani et un autre objectif atteint en vue de devenir un producteur de manganèse de qualité batterie à faible émission de carbone pour le marché en pleine expansion des véhicules électriques », a commenté Robin Birchall, PDG de la compagnie.

Selon un rapport de GMD Research publié l’année dernière, le marché mondial des véhicules électriques devrait en effet connaitre un taux de croissance annuel composé de 19,8 % sur cette décennie, pour atteindre 1300 milliards $ en 2030.

Pour en tirer profit, la société a annoncé, dans une évaluation économique préliminaire (PEA) parue en avril dernier, son intention de produire du sulfate de manganèse monohydraté de haute pureté à K.Hill. D’après des sources de la compagnie, ce produit jouira en effet d’une utilisation croissante dans la production des cathodes de nickel-cobalt-manganèse utilisées dans les batteries lithium-ion des véhicules électriques.

Si ce choix lui permet notamment de réduire le coût de développement du projet, Giyani a encore des étapes à franchir avant d’exploiter les ressources du projet. Ces étapes incluent par exemple l’élaboration (déjà en cours) d’une étude de faisabilité actualisée intégrant les données de la récente PEA, la conclusion d’accords de prélèvement futurs avec des acheteurs et l’obtention du financement pour construire la mine.

Rappelons que selon la PEA en question, K.Hill peut livrer près d’un million de tonnes de sulfates de manganèse monohydratés de haute pureté sur 10 ans. Il nécessitera un investissement initial de 118 millions $.

Emiliano Tossou

Lire aussi:

14/04/2021 - Botswana : une nouvelle étude revoit à la hausse le potentiel économique du projet de manganèse K.Hill

26/03/2020 - Botswana : Giyani Metals obtient un soutien de poids pour le financement du projet K.Hill


Emiliano Tossou
 
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