(Agence Ecofin) - Au Kenya, le secteur agricole est l’un des plus diversifiés d’Afrique de l’Est. À côté des cultures traditionnelles que sont le thé, le café et la canne à sucre, d’autres produits comme le pyrèthre suscitent de plus en plus de l’intérêt auprès des investisseurs.
Au Kenya, l’entreprise américano-kenyane Kentegra Biotechnology Holdings spécialisée dans la fabrication de biopesticides à base d’extrait de pyrèthre prévoit d’installer une usine à Naivasha dans le comté de Nakuru d’ici la fin 2023. C’est ce qu’a révélé Micah Thuo, responsable des opérations de l’entreprise le 2 avril.
Selon le responsable, la nouvelle unité une fois opérationnelle sera en mesure de traiter 300 000 tonnes de pyrèthres par an et devrait plus que doubler sa capacité de traitement à près de 750 000 tonnes d’ici 2025. Pour son approvisionnement en matières premières, la société a pour l’instant conclu des accords avec plus de 2 000 petits exploitants agricoles répartis dans les sous-comtés de Gilgil, Kuresoi Sud et Molo et qui cultivent une superficie combinée de 243 hectares de pyrèthre.
Avec son usine, Kentegra Biotechnology représentera la société avec la plus grande exploitation de pyrèthre du comté de Nakuru devant les entreprises Africhem Botanicals, Pypro et HighChem Company.
Pour le gouvernement de la région, ce nouvel investissement devrait contribuer à stimuler la production et participer à la relance de l’industrie locale qui souffre d’un manque de financement de la part des autorités. « Le secteur du pyrèthre nécessite un financement massif. Tout comme le gouvernement dépense des milliards de shillings dans les secteurs du café et du sucre, l’industrie du pyrèthre doit recevoir des fonds suffisants pour pouvoir être relancée », a déclaré David Kones, gouverneur adjoint du comté.
Pour rappel, Kentegra Biotechnology Holdings a commencé ses activités au Kenya après avoir signé un accord d’investissement avec l’exécutif en août 2017. Au Kenya, le pyrèthre est principalement cultivé dans la province de la Vallée du Rift qui concentre près de 80 % de la production et fournit des sources de revenus à plus de 1 million de personnes.
Stéphanas Assocle
Lire aussi :

Palais de la Culture d’Abidjan - "La transformation de l’anacarde : au-delà de l’amande".