(Agence Ecofin) - La situation humanitaire à Gaza reste alarmante début février 2026. Malgré l’annonce d’une « seconde phase » du cessez-le-feu, les bombardements et autres restrictions persistent, accentuant la crise pour les populations civiles. Face à cette situation, des artistes et acteurs culturels sénégalais rompent le silence.
Plus d’une centaine d’artistes et acteurs culturels sénégalais ont lancé un plaidoyer auprès du président Bassirou Diomaye Faye (photo), exigeant l’adoption de décisions fermes contre Israël, en raison du conflit gazaoui. Leur message a été rendu public dans une lettre ouverte émanant du collectif African Against Apartheid Sénégal le lundi 2 février 2026.
Dans le rang des signataires de cette pétition, on dénombre des célébrités telles que : les cinéastes Alain Gomis et Mati Diop, la danseuse Germaine Acogny, l’écrivaine Ken Bugul et de nombreuses autres personnalités de premier plan, informe la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS ).
« Le peuple sénégalais attend des mesures concrètes. Quel rôle votre gouvernement jouera-t-il pour sauver le droit international des décombres de Gaza ? », interpellent les signataires. « On est collectivement dans une indignation, mais c’est un mot qui n’est pas assez fort. On ne peut pas rester juste derrière nos écrans et derrière les informations et les réseaux sociaux à se morfondre », s’insurge Salimata Diop, directrice artistique de la 15e Biennale de Dakar, au micro de RFI.
Selon l’activiste Tabara Korka Ndiaye, la situation en Palestine s’apparente à un véritable « fémi-génocide », dans la mesure où les femmes seraient délibérément visées et exposées à des violences systématiques. Elle appelle à une action collective ainsi qu’à une prise de position claire des autorités visant à mettre fin à la situation en cours dans la bande de Gaza.
Les requêtes portent sur la fin des relations diplomatiques et économiques avec Israël, l’interdiction de tout transit de matériel militaire israélien par les infrastructures sénégalaises, et le refus clair de sa réintégration comme État observateur de l’Union africaine, dont il a été écarté en 2023.
Il faut souligner que le Sénégal, membre du Groupe de La Haye, n’a pas encore adopté de sanctions contre Israël, contrairement à certains pays comme l’Afrique du Sud, la Namibie ou la Colombie. Les signataires pressent donc le président Faye de s’investir pleinement dans les actions du Groupe et de fédérer d’autres États africains autour de cette cause.
Cependant, entre la pression sociale et la réalité politique, la conciliation des objectifs souvent contradictoires n’est pas aisée.
Ubrick F. Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
La Gambie privilégie l’extension du réseau pour atteindre l’accès universel à l’électricité
La Gambie privilégie l’extension du réseau pour atteindre l’accès universel à l’électricité
La Gambie privilégie le raccordement au réseau pour augmenter l’accès à l’électricité, notamment en milieu rural. De nouveaux investissements publics...Huiles végétales : le colza et le tournesol porteront le commerce mondial en 2026/2027 (USDA)
Huiles végétales : le colza et le tournesol porteront le commerce mondial en 2026/2027 (USDA)
L’huile de colza et l’huile de tournesol représentent ensemble environ 25 % de la consommation mondiale d’huiles végétales. Ces deux oléagineuses,...Le Kenya prévoit d’étendre son réseau ferroviaire vers la Tanzanie
Le Kenya prévoit d’étendre son réseau ferroviaire vers la Tanzanie
Avec la progression du commerce intra-régional, les infrastructures de transport deviennent un enjeu central pour l’intégration économique en Afrique de...
Renaissance Cairo Mirage City Hotel, Egypt