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AFSF 2026 : les déclarations clés de la cérémonie d’ouverture à Kigali

AFSF 2026 : les déclarations clés de la cérémonie d’ouverture à Kigali
  • Date de création: 03 septembre 2026 04:03

(Agence Ecofin) - Depuis le 31 août, dirigeants, décideurs, délégués membres de la société civile sont réunis à Kigali pour discuter des grands enjeux de l’agriculture africaine.

Réunissant des participants venus de plus de 50 pays, le Forum sur les systèmes alimentaires africains (AFSF) s’est ouvert autour d’une priorité clairement affichée : faire passer l’Afrique des engagements et du dialogue à l’action concrète. Voici quelques-unes des principales déclarations prononcées lors de la cérémonie de lancement de ce sommet, présenté comme le plus grand rendez-vous africain consacré au secteur agricole. 

Gerardine Mukeshimana, Vice-présidente du Fonds international de développement agricole (FIDA)

« […]. Les gouvernements africains sont déjà à l’avant-garde. Toutefois, les financements publics ne suffiront pas, à eux seuls, à réaliser la transformation nécessaire. Environ 60 % des ressources de base du FIDA sont investies en Afrique. À l’occasion de ce Forum, nous lançons, avec Equity Bank, la Finlande, le Danemark, le Fonds nordique de développement et le Fonds vert pour le climat, un mécanisme de financement mixte de 200 millions $ destiné à accroître les financements en faveur de l’adaptation climatique au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda et au Rwanda »

Moses Vilakati, Commissaire de l’Union africaine

« Nous devons affronter la réalité. L’Afrique dépense beaucoup pour importer des denrées alimentaires, alors même qu’elle dispose des ressources nécessaires. Chaque carton de lait et chaque kilogramme de viande devraient représenter une opportunité pour les agriculteurs africains. Nous devons réduire les importations alimentaires. L’Afrique doit devenir un véritable transformateur de produits alimentaires, et non un importateur. »

Alice Ruhweza, Présidente d’AGRA

« Il y a vingt ans, nous avons commencé avec une conviction claire : les petits exploitants agricoles africains n’attendaient pas simplement d’être sauvés. Ils attendaient que les conditions autour d’eux leur permettent de réussir : des sols, des semences, la science, les connaissances, les marchés, les financements, les politiques publiques et les partenariats. Les agriculteurs ont toujours eu l’innovation et le courage. Ils avaient simplement besoin d’un système capable de les accompagner. C’est ce que nous avons contribué à faire. Mais nous ne l’avons pas fait seuls. Ce n’est pas l’histoire d’une seule institution ; c’est celle de nombreux acteurs. »

Arne Cartridge, conseiller spécial chez le producteur d’engrais norvégien Yara

« Nous disposons d’un alignement technique, mais nous devons parvenir à un consensus technique. Si nous restons 54 marchés fragmentés, je ne pense pas que nous atteindrons l’échelle nécessaire. Nous devons trouver les moyens de travailler ensemble, au-delà des frontières, afin de créer des marchés plus vastes à l’échelle du continent »

Telesphore Ndabamenye, ministre rwandais de l’Agriculture 

« Au-delà des chiffres, la qualité et la profondeur des échanges sur le financement, la santé des sols, la résilience climatique, l’agriculture numérique et l’intelligence artificielle, la nutrition, le commerce, les corridors alimentaires, l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes ainsi que l’investissement démontrent que l’Afrique ne manque ni d’idées, ni d’innovation, ni d’opportunités.

La tâche qui nous attend est de passer du dialogue à la mise en œuvre, et des engagements aux investissements en faveur de nos agriculteurs, de nos entreprises, de nos communautés et de nos économies. »

Amath Sene, directeur général de l’AFSF

« Nos vingt premières années prouvent que l’Afrique peut réunir les acteurs avec excellence, ambition et impact. Les vingt prochaines années doivent démontrer que l’Afrique peut obtenir des résultats. Nous devons mobiliser les capitaux, soutenir les entreprises, créer des emplois pour les jeunes Africains et les femmes, nourrir nos populations et bâtir des systèmes alimentaires capables de résister au défi du changement climatique. C’est le prochain chapitre des systèmes alimentaires africains. »

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