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Jazzablanca 2026 : quand la musique africaine dialogue avec le monde

Jazzablanca 2026 : quand la musique africaine dialogue avec le monde
  • Date de création: 03 juillet 2026 18:00

(Agence Ecofin) - Quand les sonorités maghrébines et subsahariennes s’ouvrent à l’espace international, elles ne perdent pas leur identité, mais contribuent plutôt à un brassage culturel porté par une diaspora qui vient se ressourcer à la « Maison blanche », Casablanca.

La métropole marocaine de Casablanca vibre, du jeudi 2 au samedi 11 juillet, au rythme des musiques du monde. Jazzablanca, pour sa 19e édition, a fait peau neuve. Une programmation riche et éclectique qui, pour la première fois, se déroule sur deux sites : le Parc Anfa, scène de 40 concerts, et le Parc de la Ligue arabe pour 10 concerts gratuits.

Un festival panafricain aux couleurs internationales

Le programme du parc Anfa pour Jazzablanca 2026 a été conçu avec une structure claire et progressive : le premier week‑end (2‑4 juillet) met en lumière des figures internationales de premier plan. La semaine (5‑8 juillet) sera consacrée aux expériences sonores inédites, aux découvertes et aux talents de la scène contemporaine. Le second week‑end (9‑11 juillet) offrira quant à lui des spectacles de grande envergure destinés à captiver le public.

Dans cette mosaïque musicale, plusieurs artistes africains et issus de la diaspora se distinguent. La programmation met à l’honneur la chanteuse maroco-canadienne Faouzia, reconnue pour sa voix puissante, le Nigérian Oxlade, figure montante de l’afropop, le Marocain Mehdi Nassouli, qui mêle les sonorités gnaoua au jazz, ainsi que Hind Ennaira, représentante de la musique traditionnelle marocaine.

À leurs côtés, plusieurs têtes d’affiche internationales, parmi lesquelles Lauryn Hill, Wyclef Jean, Jessie J, Robbie Williams, Scorpions et Mika, viendront enrichir une programmation qui confirme le statut du festival parmi les plus importants du continent, tant par la diversité que par le prestige de ses artistes. 

Entre fusion des rythmes et héritage culturel

À Jazzablanca 2026, la mondialisation musicale s’impose comme une évidence. Sur scène, les géants internationaux croisent les rythmes africains et arabes dans un dialogue sonore inédit. Le festival offre ainsi un tableau où jazz, pop, R&B et afropop s’entremêlent, donnant à Casablanca des allures de capitale culturelle mondiale.

Au‑delà de la présence des icônes de la musique mondiale, la place des musiques africaines et arabes brille dans ce brassage. Le métissage culturel est visible dans chaque note quand on écoute Faouzia et Oxlade, comme l’héritage jazz, musique par essence de l’afro-diaspora, transparaît chez la diva Lauryn Hill.

Les frontières entre les musiques d’ici et d’ailleurs sont brisées pour laisser la voie libre aux voix qui éblouissent ce festival dans un élan de diversité culturelle.

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Les défis d’une organisation

Concerts gratuits, ouverture au grand public et diversité des styles ont fait de Jazzablanca un symbole : celui d’une Afrique qui affirme son identité musicale malgré de nombreux obstacles.

« On travaille toute l’année pour un pari qui se joue en dix jours », déclare Moulay Ahmed Alami, producteur de Jazzablanca, pour exprimer sa difficulté à réunir les 100 millions de dirhams (10,7 millions de dollars) que représente cette industrie culturelle. Dans une interview accordée à Media24, le fondateur de l’agence Sevenpm souligne la fragilité de la ligne culturelle dans les projets du gouvernement et l’exhorte à encourager la créativité artistique dans son ensemble.

Ubrick F. Quenum

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