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La BIDC maintient ses relations avec le Mali, le Niger et le Burkina Faso 

  • Date de création: 02 octobre 2024 07:14

(Agence Ecofin) - La Banque de développement de l’espace CEDEAO privilégie la stabilité financière et souhaite maintenir ses activités dans la sous-région, indépendamment de l’intention affichée des pays de l’AES de quitter la communauté.

Malgré les tensions politiques qui secouent la Communauté économique des Etas de l’Afrique de l’Ouest, la Banque d’investissement et de développement de la CEDEOA (BIDC) maintient et souhaite poursuivre ses relations financières avec le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Si ces trois pays sahéliens, membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), ont entamé des démarches pour quitter la CEDEAO, la Banque communautaire souhaite préserver ses partenariats, d’autant qu’ils continuent à rembourser leurs dettes.

C’est ce qu’a laissé entendre Dr. George Agyekum Donkor, président de la BIDC, en marge de la 89e session ordinaire du conseil d'administration de la Banque, qui s’est tenue le mardi 1er octobre 2024 à Lomé, au Togo, au siège de l’institution. 

« En ce qui concerne les pays membres de l’Alliance pour le Sahel, tels que le Mali, le Niger et le Burkina Faso, la Banque maintient des relations commerciales solides avec eux, malgré les tensions politiques », a affirmé M. Donkor. « Le Burkina Faso, par exemple, est à jour dans ses obligations de remboursement de prêts, et le Niger a également commencé à rembourser ses dettes », a-t-il ajouté.

« Une institution financière et non politique »

« Même si ces pays décident de quitter la CEDEAO, cela ne devrait pas affecter leurs obligations de remboursement, car la Banque reste une institution financière et non politique », a précisé le président de la BIDC.

Ainsi, l’avenir des relations entre la BIDC et l’AES dépendra des décisions des chefs d’Etat de la CEDEAO, si la rupture devait se concrétiser.

Créée en 1999, la BIDC affichait un capital autorisé de 3,5 milliards de dollars à fin 2023, dont 70 % détenus par les actionnaires régionaux (les 15 Etats membres de la CEDEAO). A eux trois, les pays de l’AES représentaient 6,29 % du capital détenu par les Etats.

Rappelons que dans un discours-bilan prononcé à l’occasion de l’anniversaire de la création de l’AES, son président en exercice, le colonel Assimi Goïta, a annoncé des projets dont la mise en place d’une Banque d’investissement et d’un fonds de stabilisation. Il n’a cependant pas détaillé la structure de ces institutions, et leur financement. L’autre projet majeur annoncé est l’introduction de nouveaux passeports biométriques dans l’Alliance. Cela réaffirme la volonté de l'organisation de sortir définitivement de la CEDEAO, et devrait logiquement conduire à l'arrêt définitif de la production de passeports portant le label « CEDEAO » dans les trois pays.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi :

16/09/2024 - Banque d’investissement, fonds de stabilisation : l’AES dévoile ses projets

 


 
COMM

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