(Agence Ecofin) - Avec pour horizon la libéralisation des échanges agricoles avec la Turquie dans le cadre de l’article 35 de l’accord de libre-échange (ALE), le ministère marocain de l’Agriculture a lancé une étude pour mieux en cerner ses conséquences, rapporte L’Economiste. Il s’agit de déterminer le pourcentage d’ouverture actuel des échanges ainsi que le mode de libéralisation à retenir.
Trois options sont à l’étude, rapporte le quotidien marocain: un schéma de démantèlement progressif, un simple échange de concessions selon le principe de la liste positive figée, ou encore celui de la liste positive évolutive.
L’effet de l’ALE sur la production, les prix, l’emploi et la fiscalité devrait être également évalué. Le secteur agricole turc bénéficie de soutiens à l’export, notamment des restitutions à l’exportation sur l’huile d’olive ($ 125 la tonne), les préparations et conserves de poissons ($ 200 /t) ou encore les œufs ($ 15 dollars /1000 pièces). Des mesures compensatoires seraient envisagées, souligne encore notre confrère, comme la mise en place de quotas, de faibles réductions de droits de douane, etc.
L’ALE a été signé en 2004 et entré en vigueur en janvier 2006. Si les produits industriels seront totalement libéralisés en 2015, les produits agricoles bénéficient d’une clause évolutive assortie d’une libéralisation progressive des échanges. Mais la Turquie aurait demandé l’amélioration des concessions accordées par le Maroc sur certains produits ce qui pourrait impacter le secteur agricole marocain, note encore L’Economiste.
Depuis 2006, le volume des échanges entre les deux pays a progressé de 17% en moyenne annuelle, à DH 9,3 milliards en 2010, soit 2,1% du total du commerce extérieur du Maroc.
Le solde commercial du Maroc avec la Turquie reste déficitaire même s’il a été réduit de 8%, de DH 90 millions sur la période 2003-2005 à 83 millions entre 2006 et 2010, mais avec un pic à DH 152 millions en 2009.

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